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Les professionnels de la petite enfance en grève contre la réforme des modes d'accueil

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Par , France Bleu

Une journée de grève et de manifestation est organisée ce mardi 2 février en France pour défendre la qualité d'accueil dans les crèches et les garderies. Les professionnels protestent contre la réforme Taquet qui prévoit notamment moins d’adultes pour encadrer les enfants.

Manifestation de parents et de professionnels de la petite enfance contre la nouvelle réforme des modes d'accueil et de prise en charge des jeunes enfants, à Paris le 2 février.
Manifestation de parents et de professionnels de la petite enfance contre la nouvelle réforme des modes d'accueil et de prise en charge des jeunes enfants, à Paris le 2 février. © Maxppp - Sebastien Muylaert

"Pas de bébés à la consigne." C'est le mot d'ordre de la journée de mobilisation de ce mardi 2 février dans le monde de la petite enfance. Des professionnels appellent à une journée nationale de grève contre la réforme des modes d'accueil. Cette réforme, initiée par le secrétaire d'Etat chargé de l'Enfance et des Familles, Adrien Taquet, va être mise en œuvre progressivement tout au long du premier semestre 2021.

Elle prévoit notamment de réduire le taux d'encadrement des professionnels et ainsi passer à un professionnel pour six enfants au lieu de cinq enfants qui ne marchent pas ou huit enfants qui marchent actuellement. Les grévistes craignent aussi un abaissement de la surface minimale dans des zones d'habitation dense, avec un minimum de 5,5 mètres carrés par enfant.

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Avec la réforme Taquet, les bébés ne sauront plus où ils crèchent ! - Tract diffusé par le collectif.

Pour Christelle Jourjon, la déléguée CGT du personnel des crèches de la ville de Saint-Étienne, invitée de France Bleu Saint-Etienne Loire, "l'enfant passe au second plan". "On sait que les enfants ont besoin de repères et de moments privilégiés avec l'adulte. Plus on augmente le nombre d'enfants moins il y aura de moments individuels. Ce sera au détriment de l'enfant, pour une augmentation de places", poursuit-elle. Pour répondre à la forte demande, cette professionnelle du secteur et ses collègues demandent plutôt des ouvertures de structures.

"Si les enfants sont trop nombreux, et bien on ne peut pas répondre à leurs besoins fondamentaux", abonde Florence Delahais, membre du collectif et éducatrice dans une crèche grenobloise, invitée de France Bleu Isère.

Des rassemblements dans une trentaine de villes

Une trentaine de rassemblements étaient donc organisés ce mardi. A Perpignan, environ 80 professionnels se sont réunis. "Certains points de la réforme ont des conséquences carrément dangereuses pour les petits", estime Aurélie Trin, éducatrice et représentante du syndicat Sud.

"Si on continue d'augmenter le nombre d'enfants en crèche, de baisser le taux d'encadrement et le taux de personnels diplômés, c'est la crise assurée. Les professionnels du milieu vont finir en burn-out et la profession va perdre du monde", expliquent Amandine et Océane qui ont manifesté à Toulouse avec 200 autres auxiliaires de puériculture et assistantes maternelles.

150 personnes se sont aussi rassemblées à Tours :

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A Metz, Mélissa, Monica, Cynthia ou Céline confient leur déception sur un métier qu'elles n'auraient "pas imaginé comme ça". Elles refusent de traiter les enfants comme "des dossiers qu'on met de côté quand il y en a trop". C'est aussi un malaise général dans un métier qu'elles considèrent comme mal valorisé et mal payé qui est dénoncé.

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