Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les étudiants lillois ne se sentent pas en sécurité dans certains quartiers quand ils sortent le soir

-
Par , France Bleu Nord
Lille, France

La Fédération des associations étudiantes de Lille vient de dévoiler une enquête réalisée auprès de 4.000 étudiants lillois. 61% d'entre eux ressentent un sentiment d'insécurité après 21h.

Le sentiment d'insécurité varie en fonction des quartiers : le Vieux Lille est jugé beaucoup plus sûr que Masséna-Solférino
Le sentiment d'insécurité varie en fonction des quartiers : le Vieux Lille est jugé beaucoup plus sûr que Masséna-Solférino © Maxppp - Philippe Pauchet

On sait bien que, l'alcool aidant, les soirées lilloises sont parfois agitées. Mais une étude permet désormais de quantifier le sentiment d'insécurité ressenti par les étudiants. Selon cette enquête réalisée par la Fédération des associations étudiantes de Lille (FAEL), ils sont 61% à ne pas se sentir en sécurité quand ils sortent après 21h. "889 étudiants disent avoir été victimes d'agressions", ajoute Baptiste Coupé, le président de la FAEL.

La "rue de la soif" en tête pour le nombre d'agressions recensées

Pour réaliser cette étude, près de 4.000 étudiants (sur les 100.000 que compte la métropole) ont répondu à un questionnaire avec des questions sur les agressions, mais aussi sur le harcèlement de rue et leur "ressenti". Les résultats ont ensuite été classés par quartiers. On apprend ainsi que c'est à Masséna-Solférino, la "rue de la soif", que les fêtards se sentent le moins en sécurité : 21% des personnes interrogées disent "toujours" y avoir un sentiment d'insécurité, alors que 466 agressions ont été recensées.

En comparaison, le Vieux Lille inspire plus confiance : 32% des étudiants ne s'y sentent "jamais" en insécurité, 49% "parfois" et 3% "toujours". "Comme le Vieux Lille est plus éloigné du quartier étudiant, ce sont des étudiants plus vieux et le quartier est plus sûr", explique Paul, étudiant en Economie à la Catho. "On hésite à sortir à Masséna le week-end parce que c'est vraiment la jungle, ajoute Brune, 19 ans. Il y a des bagarres, des cris, du vomi, etc. Tous les gens qui habitent en dehors de Lille viennent pour faire la fête le week-end et il y a aussi les lycéens."

Baptiste Coupé, président de la Fédération des associations étudiantes de Lille

Certains quartiers, en revanche, semble pâtir d'une mauvaise réputation. Pour Wazemmes, par exemple, 26% des étudiants disent y avoir "toujours" un sentiment d'insécurité, alors que, dans les faits, 5% seulement disent y avoir été agressés.

Prévention et transports en commun

Pour Baptise Coupé, renforcer les transports en commun pourrait être un moyen de réduire le sentiment d'insécurité et le nombre d'agressions : "La fermeture du métro intervient beaucoup trop tôt dans la soirée alors que c'est la solution de transports privilégiée par les étudiants pour partir. Pour les bus de nuit, il y a deux problèmes : une méconnaissance et la fréquence de passage qui n'est pas adaptée."

La FAEL veut également mettre l'accent sur la prévention et sur les démarches qu'il est possible de faire : parmi les étudiants victimes d'agression qui ont répondu à ce questionnaire, 78% n'ont pas porté plainte parce qu'ils ont estimé "que ce serait inutile".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess