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Société DOSSIER : Le pourquoi du comment

Les questions qu'on se pose sur le Service national universel

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Par , France Bleu Auxerre

2000 jeunes volontaires de 15 à 16 ans, issus de treize départements, ont entamé dimanche un «séjour de cohésion» de 12 jours dans le cadre du Service national universel. L'expérimentation devrait être généralisée à partir de 2021. Pourquoi le gouvernement veut-il relancer le service ?

Une centaine de jeunes, âgés de 15 à 16 ans, venus d'une dizaine de départements, se réunissent pendant 2 semaines pour le Service National Universel.
Une centaine de jeunes, âgés de 15 à 16 ans, venus d'une dizaine de départements, se réunissent pendant 2 semaines pour le Service National Universel. © Radio France - FRANCOIS CORTADE

Il s'agit, selon le gouvernement, "d'affirmer les valeurs de la République, de renforcer la cohésion nationale, de développer une culture de l'engagement et d'accompagner l'insertion sociale et professionnelle des jeunes".  

Au programme de ces douze jours : du sport en pleine nature, des visites, une initiation au code de la route et aux premiers secours, une sensibilisation aux valeurs de la république et aux principaux services publics.  Les jeunes sont des lycéens, des décrocheurs scolaires ou des apprentis... Ils seront hébergés dans des « centres SNU » (des internats ou des centres de vacances notamment...). Après cette première phase en hébergement collectif, ils devront réaliser une mission d’intérêt général de deux semaines dans une association, une maison de retraite, ou chez les sapeurs pompiers.  

Rien à voir avec le service militaire selon le gouvernement

C'est donc le retour du service militaire ? Officiellement : pas du tout ! Pourtant, lorsqu'il a lancé l'idée en mars 2017, le candidat Macron a bien utilisé le terme de "militaire". Et le SNU en a parfois la saveur : avec des uniformes, une levée des couleurs, la Marseillaise, et un hébergement collectif... 

Mais selon le gouvernement, rien à voir avec la « conscription universelle et obligatoire », née en 1798. A cette époque, tous les Français de 20 à 25 ans peuvent être tirés au sort pour alimenter les armées napoléoniennes.

En 1905 le tirage au sort est supprimé, comme toutes les possibilités d'exemption autre que médicale. La conscription (supprimée en 1940) est rétablie en 1946. Il n'y a pas d'appelés en Indochine mais 1,5 million d'hommes sont envoyés se battre en Algérie. 

L'objection de conscience est reconnue par la loi en 1963 mais ne sera pas effective avant 1983. La durée du service militaire est progressivement réduite... à 16 mois, puis 1 an en 1970, date où le service s'ouvre aux femmes sur la base du volontariat. 

Une suppression annoncée en 1996 par Chirac

C'est Jacques Chirac qui a décidé de le supprimer, en 1996. Le 22 février, lors d’un entretien télévisé, il annonce : "la France n’a plus besoin d’appelés pour effectuer le service militaire. Dans six ans, il n’y en aura plus".

Plusieurs raisons à cela : d'abord, la société accepte de moins en moins le service. Le grand sport national étant de parvenir à se faire exempter. Et puis mai 68, la guerre du Vietnam et la fin de la guerre froide sont passé par là. La conscription est arrêtée en 2002.