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Les réservistes de l'Yonne en opération

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Par , France Bleu Auxerre
Auxerre, France

Bernard Cazeneuve a fait appel dimanche, aux Français volontaires pour rejoindre les réservistes opérationnels, une annonce qui fait suite à l'attentat de Nice. Reportage à Auxerre avec des réservistes de la gendarmerie en pleine opération de contrôle.

Sur les sept gendarmes présents pour l'opération de contrôle ce jour-là, quatre sont des réservistes opérationnels.
Sur les sept gendarmes présents pour l'opération de contrôle ce jour-là, quatre sont des réservistes opérationnels. © Radio France - Solène Cressant

Au lendemain de l'attentat de Nice, se tenait à Auxerre une opération dite de contrôle des flux, comprenez, de contrôle aléatoire de véhicule sur un grand axe routier. Contrôle des papiers, des permis de conduire, dans cette opération, pas question de verbaliser, explique l'adjudent Gourdet: "Ces contrôles de flux, nous les faisons depuis novembre dernier, suite aux attentats. Aujourd'hui on les renforce, mais verbaliser, ce n'est pas du tout le but de l'opération."

Le but, c'est de limiter les mouvements des éventuels terroristes et de montrer la présence des forces de l'ordre sur les grands axes routiers. Ce genre d'opération a été montée spécialement après les attentats du 13 novembre et pour gérer les effectifs, la gendarmerie fait appel à la réserve.

Les réservistes sont des citoyens qui secondent et aident, de façon ponctuelle, les forces de l'ordre dans les opération de protection de la population. Quelques heures après l'attaque de Nice, le 14 juillet dernier, François Hollande a annoncé la prolongation de l'Etat d'urgence et a fait appel directement aux réservistes.

Caroline a 24 ans, elle est réserviste opérationnelle dans la gendarmerie d'Auxerre depuis 5 ans au grade de brigadier chef. Pour elle, c'était important d'entrer dans la réserve. "Ce qui m'a poussé c'est l'envie de servir et de faire partie de la gendarmerie. C'est vraiment le sens du service public et l'envie d'aider. Ça me plait beaucoup".

Deux à trois fois par mois, cette étudiante en droit seconde la gendarmerie d'Auxerre sur le terrain, en échange d'une rémunération qui va de 50 à 100 euros, en fonction des grades. 
Depuis les attentats, elle le sent, sa mission a changé.

On nous apprend à faire beaucoup plus attention, par exemple, aux armes, qui pourraient se trouver dans les voitures. C'est beaucoup plus pointilleux. On a du évoluer en fonction de l'actualité et c'est pas forcément très rassurant.

Depuis les attentats, leur mission a changé

Côtés conducteurs, ceux qui se sont fait contrôler se sont dit rassurés par la présence des gendarmes, tout en ne sachant pas lesquels étaient réservistes ou non .

L'Yonne compte plus de 200 réservistes à ce jour, un effectif jugé correct pour faire face aux différentes missions à venir.

Et si l'on parle beaucoup de la réserve opérationnelle depuis les attentats, Jean-François Le Querrec, réserviste dans la gendarmerie d'Auxerre depuis 1987 et actuellement colonel de réserve, tient à préciser que la réserve existe depuis de nombreuses années et qu'augmenter les effectifs n'est pas si évident.

"On ne forme pas un réserviste en claquant des doigts" Colonel Le Querrec

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