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Société

Les retraités agricoles d'Indre-et-Loire réclament des pensions décentes pour vivre dignement

jeudi 17 mai 2018 à 18:30 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Ce jeudi se tenait à Tours l'assemblée générale de l'association des retraités agricoles d'Indre-et-Loire. Ils réclament une revalorisation des pensions, pour pouvoir vivre un peu plus dignement.

La pension d'un agriculteur à la retraite est de 784 euros en moyenne
La pension d'un agriculteur à la retraite est de 784 euros en moyenne © Maxppp - Sébastien Jarry/Maxppp

Indre-et-Loire, France

Les retraités de l'agriculture d'Indre-et-Loire tenaient ce jeudi après-midi leur assemblée générale à Tours. Les membres de l'Association Départementale des Agriculteurs Retraités, l'ADAR 37, veulent dénoncer la grande faiblesse de leurs retraites : 552 euros pour les conjoints et 784 euros par mois pour les exploitants retraités. Les retraités agricoles rappellent que c'est moins que l'ancien minimum vieillesse et s'est aussi inférieur au seuil de pauvreté (997 euros). 

Des pensions inférieures au seuil de pauvreté

Avec de telles pensions, difficile de penser aux loisirs, aux extras, ou d'envisager un diner au restaurant. C'est le cas de ce couple de retraités du Sud-Touraine. Lui a été exploitant agricole pendant près de 40 ans et son épouse a mis 30 ans avant d'être reconnue comme conjoint exploitant. Il faut dire que pendant des années, ces femmes d'agriculteurs ont travaillé sur les exploitations sans aucun statut et sans aucune cotisation sociale. Aujourd'hui à eux deux, ils arrivent à 1.400 euros. On est pas dépensier. Quand vous avez payé les impôts fonciers, les assurances. Nous on a 700 à 750 euros de prélèvement tous les mois. Faut pas s'écarter. Je fais les courses une fois par mois, mais après il faut toujours du pain, qu'il faut aller chercher à Manthelan. C'est vite parti, explique madame qui tient le budget du ménage. Du coup, le couple ne s'accorde que très peu de fantaisie. Nos amis, ils ont un un camping-car, ils vont en voyage. Nous c'est pas possible, explique Monsieur. 

Il y a des agriculteurs qui hypothèquent leur maison pour aller en maison de retraite

Cette situation n'étonne pas Jean-Pierre Fétiveau est le président de l'ADAR 37. Chez les agriculteurs, on a une certaine pudeur. On se débrouille avec son potager, ses petites volailles. Je connais des femmes d'agriculteurs qui touchent très peu. Elles sont aidées par leurs enfants. Certains agriculteurs vendent aussi le peu de terres qu'ils ont pour pouvoir continuer à vivre.