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Société

Les retraités côtes-d'oriens se sont rassemblés à l'appel de plusieurs syndicats devant le parc des Expos à Dijon

jeudi 11 avril 2019 à 18:20 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

Pour la septième fois depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée, à l'appel de neuf syndicats, les retraités se sont mobilisés ce jeudi 11 avril 2019, dans 130 villes de France dont Dijon.

Les retraités étaient une centaine devant le Parc des Expos de Dijon
Les retraités étaient une centaine devant le Parc des Expos de Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

Dijon - France

À Dijon, c'est devant le parc des Expos -où se tient le salon des seniors- qu'une centaine de retraités s'est retrouvée pour défendre leur pouvoir d'achat. Les syndicats de retraités -parmi lesquels la CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU ou encore les Solidaires- ont échangé avec les visiteurs et les ont invité à signer des cartes postale revendicatives. 

"Beaucoup de gens ont signé la pétition"

Gérard Journet est le représentant des retraités de Côte-d'Or au syndicat Force Ouvrière. "Avant l'ouverture du salon, il y avait beaucoup de monde et les gens ont été nombreux à signer cette pétition" assure le syndicaliste. Parmi les revendications figurent l'indexation des retraites sur les salaires, une revalorisation de 3 % des pensions pour compenser la baisse du pouvoir d'achat ou encore l'annulation de la hausse de la CSG pour l'ensemble des retraités.  

Les syndicats de retraités seront encore présents ce vendredi pour une distribution de tracts - Radio France
Les syndicats de retraités seront encore présents ce vendredi pour une distribution de tracts © Radio France - Thomas Nougaillon

La retraite par points, un projet qui ne passe pas

Dans l'assistance, Frédéric, un ancien cheminot en retraite, il explique à une dame, les dangers du projet de "retraites par point" prôné par le président de la République. "La retraite par points, ça débute aujourd'hui, vous avez peut-être constaté qu'on a supprimé le brut sur votre feuille de paie. Ce qui veut dire que vous ne savez plus ce que vous cotisez. Sauf qu'au moment où vous allez partir en retraite, vous allez avoir une valeur du point. Un point dont la valeur va varier suivant le nombre de gens qui partiront en retraite à ce moment là, votre âge ou encore en fonction de ce qu'il y a dans les caisses. Ce qui veut dire -assure ce proche de la CGT- que quelqu'un qui aura le même temps de boulot que vous, qui aura travaillé la même durée que vous, et bien vous ne percevrez pas forcément la même pension". 

Les visiteurs du salon étaient invités à signer la pétition - Radio France
Les visiteurs du salon étaient invités à signer la pétition © Radio France - Thomas Nougaillon

Les retraites veulent être reconnus à leur juste valeur

S'estimant méprisés par les pouvoirs publics, oubliés du Grand débat qui vient de s'achever les retraités Côtes-d'Oriens entendent prouver leur utilité à la société : non les retraités ne sont pas des "égoïstes". Ils ont organisé une grande réunion au cellier de Clairvaux mi-mars histoire de faire remonter quelques thèmes comme celui du bénévolat. Sans les retraités, beaucoup d'associations seraient incapables d'assurer leurs différentes missions auprès du grand public, et pourtant cet investissement -par exemple- n'est pas reconnu à sa juste valeur. 

Daniel Noirot de la CGT - Radio France
Daniel Noirot de la CGT © Radio France - Thomas Nougaillon

"Ignorés des pouvoirs publics"

Prenant le micro devant la petite assistance, Daniel Noirot de la CGT, l'a expliqué. "Ils pallient les carences de l'État dans de nombreux domaines mais ne sont pas rémunérés, mais le pire c'est qu'ils sont ignorés des pouvoirs publics". Brigitte s'apprête à visiter le salon des seniors, elle est très sensible au discours des syndicats. Cette dame de 66 ans, qui  a commencé à travailler en usine à 14 ans, a fini fonctionnaire à la cour d'appel de Dijon. En retraite depuis quatre ans, elle touche 1.400 euros par mois. 

Une bodega revendicative était installée devant le parc des expos - Radio France
Une bodega revendicative était installée devant le parc des expos © Radio France - Thomas Nougaillon
Vue de la manifestation et du parc des expos - Radio France
Vue de la manifestation et du parc des expos © Radio France - Thomas Nougaillon

"Ma vie c'est pas Byzance"

"C'est pas du tout Byzance, je ne vais pas au restaurant, je ne sors pas, je me suis acheté des lunettes, ça m'a coûté 700 euros, j'ai eu des examens qui m'ont coûté 200 euros d'analyses, 75 euros de dépassement d'honoraires de médecin, le mois prochain c'est le contrôle technique de ma voiture, chaque mois il y a des dépenses imprévues, je vis ric et rac". Brigitte, elle aussi, a signé cette pétition qui sera envoyée au président de la République mi-juin.

Notre reporter était présent aux côtés des manifestants

Les visiteurs du salon se sont montrés réceptifs aux arguments des syndicats.

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