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Société

Les retraités ont défilé dans les rues de Cherbourg et Saint-Lô

jeudi 11 avril 2019 à 14:04 Par Léa Guedj, France Bleu Cotentin

Ils étaient plus de trois cents, ce jeudi matin, dans les rues de Cherbourg, et une centaine à Saint-Lô à l'appel de neuf organisations syndicales, pour dénoncer la baisse de leurs pensions de retraite et de leur pouvoir d'achat.

Manifestation des retraités devant la mairie de Cherbourg ce jeudi
Manifestation des retraités devant la mairie de Cherbourg ce jeudi © Radio France - katia Lautrou

Cherbourg-Octeville, Cherbourg-en-Cotentin, France

Entre 320 et 400 retraités ont défilé dans les rues de Cherbourg, ce jeudi matin, à l'appel national de neuf organisations syndicales. Parmi eux, Denise, 74 ans, ancienne aide-soignante et son mari Régis, 77 ans, retraité de la métallurgie. À eux deux ils reçoivent 2 330 euros de retraite par mois. "On est obligés de couper sur certaines choses : l'habillement, les sorties, le restaurant... Il y a des choses qu'on ne fait plus", regrettent-ils, en pointant la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) et la désindexation du montant des pensions qui leur ferait perdre 100 à 150 euros mensuels.

Mais c'est surtout pour leurs enfants, "dont certains ont des emplois précaires", et leurs petits enfants que Denise et Régis tenaient à défiler. Difficile de les aider financièrement, y compris "pour les études". "Et pour noël et les anniversaires des petits enfants, il y a moins de cadeaux qu'avant", ajoute Denise.

On est obligés de se priver de choses qu'on faisait avant

Denis, lui, a 7 petits enfants. Retraité de la construction navale, il met régulièrement de côté pour leur offrir des cadeaux. À 70 ans, il reçoit 1 700 euros par mois, après une hausse de la CSG qui lui fait perdre 50 à 60 euros par mois sur sa retraite, selon lui. "Ça fait des années que les pensions sont bloquées, _on est obligés de se priver de choses qu'on faisait avant_, et qu'on ne fait plus maintenant parce qu'il faut tout compter", soupire-t-il.

Tout augmente : l'essence, les loisirs, l'alimentation...

Jacques, 62 ans, a aussi le nez dans ses comptes. "Tout augmente : l'essence, les loisirs, l'alimentation...", liste l'ancien travailleur dans le bâtiment. Avec ses 1 500 euros de retraite par mois, il vit avec 20 euros par jour, "c'est juste", estime-t-il. Le pouvoir d'achat, c'est aussi l'obsession de Guy, 65 ans. Avec sa pension de 1 660 euros mensuels, il a "peur pour l'avenir", car les dernières mesures lui auraient retiré entre 100 et 250 euros. "À la fin du mois ou de l'année, quand on fait la déclaration de revenus, on voit bien qu'on perd du pouvoir d'achat, souligne le retraité de la La Poste, depuis au moins trois ans, c'est flagrant".