Société

Les Réunionnais de la Creuse vers une reconnaissance de leur histoire

France Bleu Creuse mardi 18 février 2014 à 12:26

En 1965, devant l'école du village de Quézac
En 1965, devant l'école du village de Quézac © Génération Brisée-Jean-Charles Pitou

Plus de 50 ans après leur exil forcé de l'île de la Réunion vers des départements ruraux de la métropole, plusieurs centaines de réunionnais seront attentifs ce mardi à ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Ericka Bareigts, députée PS de l'île y dépose une proposition de résolution visant à faire reconnaitre l'histoire de ces enfants coupés de leurs racines.

Après l'échec de leurs démarches judiciaires, les enfants réunionnais exilés en métropole dans les années 60 et 70 pourraient enfin voir leur dramatique histoire reconnue par la France. Ce mardi 18 février, la députée PS de la Réunion 'Ericka Bareigts dépose devant l'Assemblée nationale une proposition de résolution relative aux enfants réunionnais placés en métropole dans les années 1960 et 1970.

Lydie Casanove est arrivée à Guéret en 1963.

Cette résolution "demande à ce que la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée, considère que l’État a manqué à sa responsabilité morale envers ces pupilles et demande enfin à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle". Autant de points qui marquent le début de la reconnaissance de cette page de notre histoire qui fut tragique pour certains des 1.630 enfants déplacés.

Simon A-Poi, président de l'association des Réunionnais de la Creuse et Geneviève Gosse,  veuve d'un de ces réunionnais - Radio France
Simon A-Poi, président de l'association des Réunionnais de la Creuse et Geneviève Gosse, veuve d'un de ces réunionnais © Radio France

Simon A-Poi, président de l'association Les Réunionnais de la Creuse

Geneviève est la veuve de Jean-Pierre Gosse, décédé en 2013, il avait raconté dans un livre sa vie d’esclave dans des fermes creusoises entre 1966 et 1968. Son épouse porte son combat à Paris aujourd'hui.

Geneviève Gosse, veuve d'un de ces Réunionnais exilés en Creuse.

Simon A-Poi est arrivé à lâge de 12 ans en métropole.

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