Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : neuf départements en vigilance rouge, 53 en orange

Les salariés de l'usine Sanofi de Mourenx entament leur 100e jour de grève

-
Par , France Bleu Béarn

Ce vendredi est le 100e jour de grève des salariés de l'usine Sanofi, à Mourenx. Les employés de cette usine, basée en Béarn, demandent toujours de meilleures conditions de travail. Ils dénoncent les effets néfastes de la production de Dépakine, le médicament utilisé par les épileptiques.

Jean-Louis Peyren, élu CGT CSE Sanofi Mourenx, dans les studios de France Bleu Béarn
Jean-Louis Peyren, élu CGT CSE Sanofi Mourenx, dans les studios de France Bleu Béarn © Radio France - Suzanne Shojaei

Jean-Louis Peyren était l'invité de France Bleu Béarn, ce vendredi matin. L'élu CGT CSE du site Sanofi de Mourenx est venu expliquer les raisons de cette grève qui dure, à l'usine. Les salariés entament leur 100e jour. "On estime que 20 tonnes de Dépakine sont rejetées dans l'atmosphère chaque année", dénonce l'élu. Le site Sanofi de Mourenx fabrique la molécule de la Dépakine, le médicament utilisé par les épileptiques et accusé d'être à l'origine de malformations chez les enfants

En 2018, l'usine avait également été pointée du doigt, accusée de polluer le bassin de Lacq avec des rejets toxiques

Les salariés sont au premier rang de cette pollution.

Des analyses ont montré que certains employés avaient "des traces de Dépakine" dans le sang. Les produits rejetés peuvent, selon Jean-Louis Peyren, "provoquer des mutations génétiques et des cancers"

Nous demandons un départ à la retraite anticipé de dix jours, pour un an d'exposition aux produits toxiques.

Selon l'élu CGT CSE, la direction de Sanofi aurait refusé la proposition des salariés et aurait proposé, à la place, d'accorder quinze jours pour quinze années travaillées. "Cette proposition n'est pas tenable. C'est même du mépris", ajoute Jean-Louis Peyren qui précise que la direction aurait menacé d'aller produire ailleurs qu'à Mourenx.

Je pense que la France est capable de faire de la chimie proprement.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess