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PHOTOS - Les soignants des services de réanimation du CHU de Nîmes en grève

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Par , France Bleu Gard Lozère

Les personnels de réanimation du CHU de Nîmes en grève illimitée à l'appel de l'intersyndicale. Ils se sont rassemblés ce jeudi devant l'entrée pour distribuer des tracts. Ce qu'ils veulent ? Qu'on reconnaisse enfin la technicité de leur travail par un meilleur salaire.

Les soignants avaient posé des heures pour participer au rassemblement
Les soignants avaient posé des heures pour participer au rassemblement © Radio France - Sylvie Duchesne

"La réanimation, un métier formidable. Un statut fort minable". C'est ce qu'on pouvait lire ce jeudi sur les pancartes des personnels de réanimation du CHU de Nîmes rassemblés devant l'entrée. Comme 120 autres services de réanimation en France, ils se mettent en grève illimitée pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur travail. "Contrairement à ce qu'on entend ici ou là, il faut un an pour former un infirmier en réanimation et pas trois jours s'insurge Céline Chauvet, infirmière en réanimation médicale. 

Nos compétences, on a pu les découvrir lors des reportages effectués depuis le début de l'épidémie mais elles ne sont pas reconnues. On demande donc une reconnaissance de la spécificité de notre travail à travers une augmentation de salaire. Il y a la technicité, mais on gère aussi la détresse des familles, leur angoisse, l'angoisse des patients quand ils se réveillent du coma, on gère la mort. Ça fait partie de notre travail mais depuis un an, on n'a pas de soupape. On aimerait enfin une reconnaissance.

Céline Chauvet, infirmière en réa

Des soignants fatigués 

Même revendication de Marie-Laure, aide-soignante dans un service de réanimation chirurgicale. "Je suis depuis onze et demi en réanimation et je n'ai jamais autant entendu mes collègues dire, je n'en peux plus, j'en ai marre, qu'est ce que je peux faire, une reconversion ?  Ce n'est pas lié aux conditions de travail au CHU de Nîmes où nous avons toujours eu la chance de travailler dans de très bonnes conditions avec le personnel nécessaire. C'est cet état de crise sanitaire qui nous épuise parce que nous avons des patients graves, que nous gardons longtemps en réanimation."

Ce qui inquiète aussi Jordan Alès, infirmier en réa depuis 10 ans, c'est le déconfinement. "On voit qu'à chaque fois, il y a un relâchement de la population. Elle s'entend, tout le monde en a marre mais quelques semaines après, on voit la courbe d'hospitalisations qui augmente, notamment en réanimation.

Les malades les plus graves peuvent y être hospitalisés pendant plusieurs mois et il leur faudra encore de longs mois à l'hôpital avant de sortir. Ce n'est donc pas parce que la courbe des hospitalisations baisse qu'on retrouve des lits disponibles." Une nouvelle journée nationale d'action est prévue le 11 mai. Avec notamment un rassemblement devant le siège de l'ARS Occitanie à Montpellier. 

Marie-Laure, aide-soignante depuis onze ans et demi en réa

Jordan Alès, infirmier en réa depuis 10 ans

Jordan Alès est infirmier en réa depuis 10 ans
Jordan Alès est infirmier en réa depuis 10 ans © Radio France - Sylvie Duchesne
Quelques unes des pancartes des soignants
Quelques unes des pancartes des soignants © Radio France - Sylvie Duchesne
Le rassemblement a eu lieu à l'appel de l'intersyndicale
Le rassemblement a eu lieu à l'appel de l'intersyndicale © Radio France - Sylvie Duchesne
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