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Les squatteurs de la rue Pierre Semard à Nîmes condamnés à quitter les lieux dans trois mois

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Par , France Bleu Gard Lozère

Les familles sans-papiers logées depuis septembre 2019 dans les deux immeubles de la rue Pierre-Semard à Nîmes devront quitter les lieux dans trois mois. C'est la décision rendue par le tribunal après la plainte déposée par le propriétaire, une filiale de la SNCF.

Les familles sans-papiers sont soutenues par plusieurs associations
Les familles sans-papiers sont soutenues par plusieurs associations © Radio France - Sylvie Duchesne

Près d'une soixantaine de personnes, parents et enfants, habitent depuis septembre 2019 dans ces deux immeubles de la rue Pierre-Semard à Nîmes. Des immeubles abandonnés, réquisitionnés par le DAL (Droit au logement) pour loger ces familles sans papiers. Le propriétaire, une filiale de la SNCF, avait porté plainte pour occupation illégale. Ce trois mai, le tribunal a ordonné l'expulsion des familles. Il leur donne trois mois pour quitter les lieux.

Yves Carel du DAL et les nombreuses associations qui les soutiennent ont décidé de poursuivre le travail mené jusqu'à maintenant pour que ces familles puissent être régularisées. "Les enfants peuvent terminer leur année scolaire tranquillement et nous, ça nous laisse le temps de réunir les documents dont la Préfecture aurait besoin pour faire ces régularisations."  

Des régularisations au cas par cas 

Les associations ont été reçues par la préfète du Gard. Elle se dit selon elles, prête à reprendre les dossiers un par un. "Il faut pour ça de vraies promesses d'embauches explique Yves Carel. On va aussi redemander des certificats de scolarité pour les enfants, recueillir les témoignages des enseignants. On va aussi continuer à leur donner des cours de français.

Je me vois mal dire aux gens de retourner dormir à six dans la voiture. Moi, j'ai trouvé des familles qui étaient dans cette situation. Même si au bout des trois mois, il n'y a que trois familles qui sont régularisées et les huit autres sont expulsables, on ne lâchera rien." 

"On espère une solution pour toutes les familles qui sont là" 

Naja Rabouli habite l'un des logements avec son mari et ses cinq enfants. Elle espère que la préfète sera sensible à la situation de toutes les familles. "C'est dur pour les enfants qui sont scolarisés. Mon fils aîné a 16 ans, c'est compliqué pour lui de vivre sans papiers. Il le vit mal.

J'espère que la préfète trouvera une solution pour toutes les familles qui sont là." Une petite cinquantaine de personnes se sont rassemblées ce mercredi soir devant les immeubles à l'appel des associations pour redire leur soutien aux familles.  

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