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Société

Les surveillants de prison tirent la sonnette d'alarme sur leurs conditions de travail

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Par , France Bleu Besançon

Des prisons bondées, des agressions à répétition, les syndicats de prison de Franche-Comté montent au créneau.

Les surveillants des prisons de Franche-Comté dénoncent leurs conditions de travail.
Les surveillants des prisons de Franche-Comté dénoncent leurs conditions de travail. - PHOTOPQR/L'ALSACE/Jean Becke

Franche-Comté, France

Le ras le bol des surveillants de prison de Franche-Comté. " Aujourd'hui nos prisons sont surpeuplées. On arrive à un surplus de 170 % détenus en Franche-Comté", déplore Laurent Boitrand, secrétaire général adjoint de l'UFAP UNSA Pénitentiaire. Il était l'invité de la matinale de France Bleu Besançon, ce vendredi.

Une surpopulation qui provoque des conditions de travail difficiles. La loi pénitentiaire de 2009 avait pour objectif de créer de nouvelles places de prison. " Il n'y a eu aucun changement depuis. Pour 280 places prévues dans le centre pénitencier de Besançon par exemple, on a 480 détenus. On est obligé de rajouter des matelas au sol  dans les cellules. Sans compter qu'on a des profils particuliers, qui doivent avoir des cellules individuelles", ajoute le syndicaliste. 

Un mélange des détenus s'appliquent dans les prisons. " Normalement, on n'a pas le droit d'accueillir les prévenus (en attente de procès) et les condamnés (déjà jugés) dans les mêmes cellules mais à Besançon, la direction a envoyé une note de service pour autoriser ce "mélange" : on est hors la loi.", ajoute Laurent Boitrand.

Des agressions au quotidien

Une situation intenable pour le secrétaire général adjoint de l'UFAP UNSA Pénitentiaire qui créer des tensions.  " Hier encore, un surveillant a été roué de coups par un détenu et ça arrive quotidiennement ". Des agressions prises à la légère par la direction, assure Laurent Boitrand. Une direction qui laisse même sortir les agresseurs. " Le détenu qui a pris un otage un surveillant de prison en 2018 à Dijon a été libéré! Il a été ensuite réincarcéré mais pour non respect de son contrôle judiciaire. S'il avait respecté son contrôle, il serait libre", conclut le syndicaliste. 

Laurent Boitrand qui n'exclut pas une mobilisation des surveillants de Franche-Comté pour mettre un terme à la situation.

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