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Dossier : Coronavirus

Les syndicats contre la réouverture de Bosch Rodez : "On ne veut pas être l’épicentre du Covid-19 en Aveyron"

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Par , France Bleu Occitanie

Les syndicats de Bosch Rodez ne voulaient pas d’une réouverture partielle de l’entreprise Bosch ce lundi. Pour eux, les conditions ne sont pas réunies pour la reprise de l’activité. La direction vient de repousser l'ouverture au 14 avril.

L'usine Bosch d'Onet-le-Château , premier employeur industriel de l'Aveyron
L'usine Bosch d'Onet-le-Château , premier employeur industriel de l'Aveyron © Radio France - Olivier Lebrun

L’usine Bosch à Rodez est à l’arrêt depuis le 17 mars. Les salariés avaient alors exercé leur droit de retrait estimant que les conditions sanitaires n’étaient pas réunies pour continuer à travailler. Depuis l’entreprise a tenté des reprises du travail les 23 et 30 mars. L’usine ruthénoise devait finalement rouvrir le 6 avril. Mais après négociations avec les syndicats, cette reprise n'aura pas lieu avant le 14 avril.  "150 personnes pourraient reprendre le travail. Il y aurait très vite entre 300 et 400 personnes. Et nous serions 500 au bout d'une semaine. C’est une reprise totale sauf pour les salariés qui sont arrêt-maladie et ceux qui sont garde d’enfants" explique Rudy Martins du syndicat Sud. Impensable pour les salariés de "La Bosch"  "500 personnes au même endroit en même temps ! On ne veut pas être l’épicentre du Covid-19 en Aveyron. Et parmi les salariés, il y a _déjà trois cas suspects de Covid-19_. Et on sait que le pic de contamination, c’est la semaine prochaine en Aveyron." ajoute Lionel Issaly  pour la CFE-CGC.

Des stylos pour se protéger ?  

Des syndicats qui ne sont en tout cas pas du tout convaincus par les mesures mises en place pour protéger les salariés. "Les machines sont très resserrées et les personnels vont travailler dans un atelier 8h par jour de manière confinée. Il y a eu des réflexions sur les salles de pause,  les salles de réunion. Mais rien sur les outillages sur lesquels on travaille en commun." indique Pascal Raffanel pour la CFE-CGC. "Il n’y  pas de matériel et protections individuels. Nous n’avons pas de masques et de gel hydro-alcoolique."  "La seule protection qu’on va nous donner, ce sera un stylo individuel et nominatif pour appuyer sur les touches des machines" complète Yannick Anglares de la CGT. Les syndicats qui disent que la médecine du travail n’est pas favorable à la réouverture du site ruthénois. Mais son avis n'est que consultatif. 

L’automobile n’est pas une activité prioritaire 

La question paradoxale, c’est pourquoi une entreprise qui tourne au ralenti, où on annonçait le recours au chômage partiel pour le deuxième semestre doit elle aussi vite rouvrir. "La Chine serait demandeuse de pièces pour des camions. Il y a aussi Volvo qui a des entreprises ouvertes. Et puis en Inde, il y a des usines fermées et on serait les seuls désormais à fabriquer des bougies de préchauffage " tente d’expliquer Lionel Issaly. Mais clairement, eux non plus ne comprennent pas cette précipitation. "Il y a sans doute des pressions des clients. Il y aussi la pression du gouvernement qui demandent aux entreprises de reprendre le travail. Mais, on répond qu'en ce moment, l’industrie automobile n’est pas une activité prioritaire, et on est n’est pas encore au pic de l’épidémie. Il faut attendre que le Covid-19 recule avant de reprendre. " 

Les syndicats qui demandent que les stocks de masques et de gel de Bosch soient remis aux autorités pour qu’ils servent aux professions les plus exposées.  Vendredi , les organisations doivent rencontrer la direction du site de Rodez pour une nouvelle réunion de négociations. 

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