Société

Les syndicats de policiers reçus à l'Elysée ce mercredi, les manifestations se poursuivent

Par Géraldine Houdayer, France Bleu mercredi 26 octobre 2016 à 8:02

Mardi soir, les policier sen colère ont à nouveau manifesté à Paris.
Mardi soir, les policier sen colère ont à nouveau manifesté à Paris. © Maxppp - Slaine Grew

François Hollande reçoit les syndicats de policiers ce mercredi, alors que les manifestations sauvages des fonctionnaires se poursuivent. D'après un sondage, 91% des Français soutiennent les policiers.

François Hollande reçoit ce mercredi 26 septembre les syndicats de policiers, dix jours après le début du mouvement de colère qui se poursuit, avec un rassemblement des protestataires hors syndicat prévu devant l'Assemblée nationale ce mercredi. Le président rencontre à l'Elysée les syndicats de police à 18H, puis le Conseil national de la fonction militaire de la gendarmerie à 19H30. Les policiers qui manifestent demandent aussi à être reçus par François Hollande. Ils se sont donné rendez-vous à 14H devant l'Assemblée nationale. Plusieurs manifestation ont à nouveau eu lieu mardi soir à Nancy, Rennes, Brest, Toulouse, ou Béziers.

Les manifestations noctrunes eux nocturnes sont quasi quotidiennes depuis celui du 17 octobre sur les Champs-Elysées, qui avait lancé le mouvement, quelques jours après l'agression violente aux cocktails Molotov contre quatre policiers dans l'Essonne. L'un d'eux, grièvement brûlé, est toujours hospitalisé.

Pour une révision de la légitime défense et le retour des peines plancher

Auprès du chef de l'Etat, les syndicats devraient réclamer la "révision du cadre juridique d'emploi des armes" et la "mise en place de peines plancher pour les agresseurs de membres des forces de l'ordre et services de secours", créées sous la droite et abrogées sous François Hollande. Ils demandent également "l'alignement de la répression des outrages à personne dépositaire de l'autorité publique sur celle des outrages à magistrats dont les peines sont doubles"

Des syndicats débordés par la base

Débordés par la base, les syndicats ont échoué jusque-là à prendre la main sur le mouvement de colère des policiers qui réclament notamment plus d'effectifs et de moyens matériels. Les représentants syndicaux ont déjà rencontré la semaine dernière les ministres de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, mais "une chose est certaine: le gouvernement ne nous a pas entendus", reconnaissait Céline Berthon, du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Mardi, elle était à Paris devant le Palais de justice avec quelque 150 collègues, répondant à une intersyndicale qui avait appelé à des rassemblements devant les tribunaux de France, un mouvement peu suivi.

91% des Français soutiennent les policiers

Le syndicat Unité-SGP police FO, qui ne s'était pas joint à cet appel, a préféré appeler à une "marche de la colère policière et citoyenne", ce mercredi à partir de midi, depuis la place de la République à Paris mais aussi dans près de 80 villes de France. Les protestataires initiateurs du mouvement, considéré justifié par 91% des Français, selon un sondage Ifop pour Atlantico, demandent "à être reçus par François Hollande ou Bernard Cazeneuve sans les syndicats", a expliqué l'un d'eux mardi à l'AFP assurant que les manifestations "continueront tant qu'(ils) ne seront pas reçus".

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