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Société

Les taxis parisiens toujours en colère

lundi 28 décembre 2015 à 18:55 Par Marion Aquilina, France Bleu Paris

À Paris, des dizaines de véhicules clandestins racolent tous les jours des passagers à la gare du Nord. Une pratique courante qui se fait sous le nez des taxis, excédés. Certains sont au bout du rouleau.

Les taxis sont obligés d'attendre à la station, à côté de la Gare du Nord.
Les taxis sont obligés d'attendre à la station, à côté de la Gare du Nord. © Radio France - Marion Aquilina.

Paris, France

La colère gronde toujours chez les taxis parisiens. Cette année ils ont manifesté plusieurs fois contre le racolage des passagers. Aujourd'hui, on ne parle pas des VTC mais des véhicules clandestins. Ils sont des dizaines à racoler chaque jour autour de la gare du Nord

18 000 chauffeurs de taxi à Paris

Quand on sort de la gare du Nord, ce qu'on voit en premier ce ne sont pas les taxis mais les voitures clandestines qui racolent. Les touristes savent qu'il y en a de plus en plus : "On sait que les taxis officiels ce sont ceux avec la lumière sur le toit. On a réservé un Uber pour être sûr de ne pas tomber sur un taxi clandestin." Des taxis clandestins se comptent par dizaines autour de la gare. Un spectacle quotidien sous le nez de la police et des taxis, obligés d'attendre les clients à la station.

Ahmad est chauffeur de taxi depuis trois ans à Paris. Il a dû rendre sa voiture ce lundi 28 décembre. Il ne gagnait plus assez d'argent pour continuer à la louer : "Avec onze heures de travail par jour, je gagne 70/80€. Pas assez pour payer la location de la voiture à 110€." Une conséquence inévitable pour lui, vus les problèmes que connaissent les taxis : "La dernière fois, un client est venu me voir pour me raconter qu'on lui avait proposer d'aller à Porte de la Villette pour 35€. Il m'a demandé si c'était normal. Je lui ai répondu que dans les taxis, il y a toujours un compteur. Là, il est tombé sur une voiture clandestine, ni un taxi ni un VTC."

D'après la fédération nationale des artisans taxis, impossible de porter plainte contre ces "faux taxis". Christian Delomel est président de la fédération à Paris, il estime que la police ne peut pas lutter. "Le préfet de police de Paris a dit qu'il allait agir au moins une fois par mois, qu'il allait faire des descentes dans les gares et les aérogares mais dès que les policiers arrivent, les clandestins s'en vont et reviennent trois heures après ou le lendemain. On sait comment ça se passe." Les chauffeurs de taxis se sentent démunis, ils annoncent des mouvements de grève à venir dès le mois de janvier à Paris.

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