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Société

Tours : les manifestants ne croient pas aux nouvelles mesures du gouvernement pour l'égalité salariale

jeudi 8 mars 2018 à 21:22 Par Aurore Richard, France Bleu Touraine

Ce jeudi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, une centaine de manifestants s'est réunie à Tours. Ils dénonçaient, entre autres, les inégalités de salaires entre femmes et hommes. Ils ne sont pas convaincus par les mesures annoncées par le gouvernement pour plus d'égalité.

Ils étaient une centaine à défendre les droits des femmes ce jeudi 8 mars, dans les rues de Tours
Ils étaient une centaine à défendre les droits des femmes ce jeudi 8 mars, dans les rues de Tours © Radio France - Aurore Richard

Tours, France

Ce jeudi 8 mars, c'était la 41ème journée internationale des droits des femmes. Des rassemblements ont eu lieu dans toute la France et notamment à Tours, place Jean Jaurès. La centaine de manifestants dénonçait les violences sexuelles, les violences conjugales ou encore, le harcèlement de rue dont les femmes sont victimes. 

Le gouvernement a justement annoncé ce jeudi, une série de mesures pour plus d'égalité entre les hommes et les femmes. Il prévoit par exemple une plateforme de signalement pour les violences sexuelles, une amende entre 90 et 750 € en cas de harcèlement de rue ou encore, la présence d'un référent égalité dans chaque établissement scolaire à la rentrée 2019. 

Une pénalité financière à partir de 2022

Il a également annoncé une pénalité financière pour les entreprises de plus de 50 salariés qui présenteraient des écarts injustifiés de salaires dès 2022. Nadège, une Tourangelle qui est venue défiler pour les droits des femmes ne croit pas en l'efficacité de cette mesure :       "  Les entreprises qui n'ont pas envie de respecter ça, ce sont celles qui ont les moyens et donc le moyen de payer cette fameuse taxe ". 

La jeune femme travaille dans le social et son salaire est inférieur à celui de son collègue masculin. " La réflexion qu'on m'a faite, c'est de dire que lui l'a négocié à son entretien d'embauche. Ça ne m'est pas venu à l'idée de le faire. Quand je vais acheter des clémentines dans un magasin, je ne vais pas négocier le prix ", justifie-t-elle. 

Un logiciel pour détecter les écarts de salaires

Le gouvernement propose également à un logiciel qui permettra de détecter ces écarts de salaires dans les entreprises de plus de 250 salariés, dès 2019. Une idée peu convaincante pour Simon : " Les employeurs font exprès de mettre des femmes à des postes qui ont des grades juste en-dessous et ça, le logiciel ne pourra pas le détecter ". 

Cette mobilisation du 8 mars reste décevante pour certains manifestants tourangeaux. Ils regrettent qu'il n'y ait pas plus de monde dans les rues.  En tout cas, ces propositions du gouvernement seront présentées en Conseil des Ministres, fin avril.