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Société

Les usagers du TER Valence-Grenoble demandent à la SNCF de les rembourser

mardi 24 avril 2018 à 3:20 Par Camille André, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu Isère

Le collectif des usagers de la ligne Valence-Grenoble-Chambéry vient d'envoyer un courrier à la SNCF pour demander le remboursement de leur abonnement dès la fin du mois d'avril. Ils dénoncent un service très dégradé à cause de la grève nationale des cheminots et des travaux en cours sur la ligne.

Le collectif des usagers de la ligne Valence-Grenoble demande le remboursement des abonnés. (image d'illustration)
Le collectif des usagers de la ligne Valence-Grenoble demande le remboursement des abonnés. (image d'illustration) © Maxppp - Sadak Souici

Valence, France

Les usagers du TER Valence-Grenoble ont écrit à la SNCF dimanche 22 avril pour réclamer notamment le remboursement de leurs abonnements. Pour les voyageurs réguliers de cette ligne, c'est la double peine: ils subissent non seulement la grève nationale des cheminots, mais aussi des désagréments liés aux travaux sur la ligne. 

Les trajets Valence-Grenoble se font uniquement en cars

"Les jours où il n'y a pas grève, on est en droit d'attendre un service quasi-normal, mais entre Valence et Grenoble, nous continuons à ne pas avoir de train et à n'avoir que des cars", regrette Jérôme Paulet, du collectif des usagers. La SNCF avait prévenu que de lourdes perturbations impliqueraient l'utilisation des bus. Mais l'interruption totale de la ligne TER devait prendre fin le 16 avril. "La semaine dernière nous n'avons eu aucun train, comme si le calendrier des travaux avait été changé sans qu'on nous avertisse", explique Jérôme Paulet. 

nous on subit la grève 7 jours sur 7

Le collectif d'usagers dénonce une offre de cars pauvre et inadaptée: "Plusieurs cars circulent de midi à 14 heures, mais en heure de pointe, c'est à dire entre 16h30 et 18h30 on a un seul bus disponible pour rentrer à Valence depuis Grenoble", témoigne Jérôme Paulet qui travaille dans la capitale Iséroise. Les usagers se plaignent aussi de ne pas avoir assez de bus directs. "Quand on fait tous les arrêts, le trajet dure officiellement 2 heures et demies. Mais dans les faits c'est plutôt 3 heures", a-t-il calculé.

Capture d'écran des départs de la gare de Grenoble lundi 23 avril, au cours d'un jour de grève.  - Aucun(e)
Capture d'écran des départs de la gare de Grenoble lundi 23 avril, au cours d'un jour de grève.

De nombreux usagers ont donc recours au covoiturage, prennent leur propre voiture ou bien se sont mis au télétravail. "Vu les frais qu'on est en train de mettre en place, la moindre des choses serait qu'on nous rembourse l'abonnement, estime Sylvain Traynard, un autre usager quotidien qui n'a pas hésité à faire le calcul: "ça me coûte 150 euros par mois pour un service qui n'existe absolument pas". 

Les usagers réclament des explications

Dans leur communiqué les usagers réclament une "communication transparente" de la part de la SNCF. Ils veulent notamment savoir pour quelle raison des trains circulent à une extrémité de la ligne: entre Chambéry et Grenoble, mais pas entre Grenoble et Valence. Jérôme Paulet s'inquiète d'ailleurs pour l'avenir de la ligne: "on se demande si  elle ne sera pas définitivement remplacée par des bus. C'est la tendance. Mettre des bus pendant la période de grève et hors des périodes de grève, on se demande si ce n'est pas de l'expérimentation". 

Le service communication de la SNCF assure ne pas avoir eu vent d'un tel projet. "On est obligé de penser à l'ensemble des usagers de la région et de s'organiser pour desservir un maximum de lignes en cette période de perturbations" argumente la SNCF au sujet des plaintes liées au nombre de cars dédiés à la ligne Valence-Grenoble. 

En temps normal la SNCF gère 640 cars réguliers. Actuellement, ils sont 800 à circuler en région Auvergne-Rhône-Alpes pour pallier aux grèves et aux travaux.