Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Déconfinement : les ventes de vélos explosent à Metz, "à ce rythme on n'aura plus rien dans 10 jours"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord

Les vendeurs de vélos sont en surchauffe à Metz. Depuis le déconfinement, ils multiplient leurs ventes par trois, voire par cinq par rapport à une année normale. La prime offerte pour réparer son vélo y est pour quelque chose, mais pas seulement.

Henri Decker, le gérant du magasin Yodabikes à Longeville-lès-Metz.
Henri Decker, le gérant du magasin Yodabikes à Longeville-lès-Metz. © Radio France - Marc Bertrand

La journée mondiale du vélo 2020, célébrée ce mercredi 3 juin, restera dans les mémoires des magasins de cycles. Depuis le déconfinement il y a trois semaines, les ventes de vélo explosent partout en France. Et Metz n'échappe pas à la folie vélo. 

Le gérant de Yodabikes à Longeville-lès-Metz prévient : on risque la pénurie d'ici deux semaines ! Depuis un mois Henri Decker vend trois fois plus de vélos qu'un mois de mai normale : "On a un boom de fou, aidé par la météo. Il ferait moche depuis un ou deux mois, ce ne serait pas pareil", estime le vendeur, qui voit arriver beaucoup de nouveaux clients.

Le vélo, alternative au bus en temps d'épidémie

Marc est l'un d'entre eux. Ce trentenaire de l'agglo messine n'est pas monté sur un vélo depuis son enfance. S'il y revient aujourd'hui, c'est par peur de prendre les transports en commun : "Ca permet de ne pas trop s'approcher des gens. Avant, je prenais les transports en commun, mais là, c'est pour partir à ma formation le matin, en étant tranquille". 

"On se doutait qu'il y allait avoir une activité supérieure à la normale, mais là, c'est exceptionnel", constate Christophe Couturier, de Roule Raoul, dans le quartier de la gare de Metz. Lui vend 15 vélos par semaine depuis le 11 mai, contre 2 ou 3 en temps normal. Et son atelier de réparation est complètement saturé : "On a une semaine d'attente pour récupérer son vélo, alors que je le fais du jour au lendemain d'habitude"

"A ce rythme, on n'aura plus de vélos dans 10 jours"

"A ce rythme, on n'aura plus de vélos dans 10 jours", commence à s'inquiéter Henri Decker. Selon lui, le déconfinement en Allemagne y est pour beaucoup : "Beaucoup de constructeurs ont des stocks européens. Les Allemands ont été déconfinés plus tôt que nous, c'est un gros pays de vélo, et ils ont vendu en une semaine ce qu'ils vendent en un mois. On est sans arrêt au téléphone avec nos fournisseurs, même pour avoir des pièces", explique le commerçant. 

Selon lui, la folie du vélo devrait se tasser au début de l'été : "Mais ensuite, on aura l'activité de réparation qui va prendre le relai. C'est déjà le cas, ça commence". Lui n'a pas encore eu le temps de compter ses gains du mois de mai, "on fait déjà du 9h-20h, et le téléphone n'arrête pas de sonner".  

Phénomène de mode ou changement de mentalité ?

Invité de France Bleu Lorraine ce mercredi, Hervé Ribon, président de l'association Metz à Vélo qui milite pour augmenter la place du vélo en ville, se réjouit de voir le nombre d'adeptes augmenter et profite à plein de l'espace laissé libre par les automobilistes confinés. "C'est ce dont on rêvait depuis plusieurs années, et on espère que cela va durer.Enfin un peu de place pour qu'on puisse rouler à vélo en toute sécurité." Hervé Ribon se félicite de la mise en place de pistes cyclables provisoire dans l'agglomération de Metz et aimerait là aussi que le dispositif perdure dans le temps, même si les itinéraires pourraient être plus directs et plus rapides, sans rupture. "Ça se place plutôt bien", constate-t-il en espérant que la période estivale sera propice à prolonger cet état de grâce. "On a trois mois encore devant nous pour changer les habitudes."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess