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Société

Les vétérinaires ruraux commencent à manquer dans nos campagnes, en Corrèze les professionnels cherchent des solutions

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

On parle souvent du manque de médecins dans nos campagnes. Mais ce ne sont pas les seuls professionnels de santé qui commencent à se faire rares. Le nombre de vétérinaires ruraux est aussi en nette diminution. Une situation qui inquiète les éleveurs et les vétérinaires, notamment en Corrèze.

Anne Decuyper reconnait que le métier est très physique. Sur cette photo elle fait la prophylaxie, des prises de sang pour contrôler la santé des animaux, sur un troupeau de 200 vaches
Anne Decuyper reconnait que le métier est très physique. Sur cette photo elle fait la prophylaxie, des prises de sang pour contrôler la santé des animaux, sur un troupeau de 200 vaches © Radio France - Philippe Graziani

Corrèze, France

Les vétérinaires ruraux sont ceux qui soignent, directement dans les fermes souvent, les animaux d'élevage. Un maillon essentiel  évidement dans les territoires comme la Corrèze. Et la situation commence à être tendue dans le département, surtout en Haute-Corrèze précise David Quint, président départemental du SNVEL, le syndicat national des vétérinaires libéraux. "À Neuvic ma consœur est seule, à Bugeat mon confrère est seul également, à Eygurande aussi". À Eygurande effectivement Anne Decuyper travaille seule depuis 2011 et le départ de sa dernière vétérinaire salariée. Et sa zone de travail est grande : "Je travaille toute seule sur à peu près 40 km de rayon". 

Des annonces partout, en vain

Et pourtant les besoins n'ont guère changé. Il y a certes moins d'éleveurs mais chacun à plus de bêtes aujourd'hui ce qui fait que globalement le nombre de vaches est resté le même qu'autrefois. À Eygurande, Anne Decuyper est donc contrainte de ne pas ménager sa peine pour répondre le mieux possible à la demande des éleveurs. "Heureusement qu'elle est là" reconnaît l'un d'eux. Lorsqu'elle est absente, notamment pour ses vacances, Gérard Lacroisille est obligé d'aller à Ussel en cas de besoin. "On a 25 km à faire quoi !". Pourtant Anne Decuyper a souvent essayé de trouver un autre vétérinaire pour sa clinique. Elle a mis des annonces sur tous les sites spécialisés, sur Facebook. Sans succès.

Attirer des jeunes

Les causes de cette situation ne sont pas propres au métier de vétérinaire. "Les attentes des jeunes ne sont plus les mêmes que par le passé" explique David Quint. Notamment les contraintes liées à ce métier ne sont plus acceptées, comme l'obligatoire disponibilité quasi permanente lorsqu'on est seul en poste. Les professionnels en Corrèze réfléchissent donc à des solutions pour attirer de nouveau des jeunes. Une réunion entre représentants des vétérinaires et le Conseil départemental de la Corrèze sur le sujet est prévue dans quelques semaines.