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Coronavirus : les violences conjugales continuent d'exploser

-
Par , , France Bleu Paris
France

Les violences conjugales augmentent significativement depuis le début de la période de confinement. Les victimes se retrouvent en permanence avec leur bourreau et les suites judiciaires sont ralenties par le contexte épidémique.

les violences conjugales continuent d'exploser - photo d'illustration
les violences conjugales continuent d'exploser - photo d'illustration © Maxppp - Valerie Vrel

Les violences conjugales et familiales ont augmenté depuis le début du confinement lié au coronavirus. Selon le ministère de l'Intérieur, les signalements de faits ont ainsi augmenté de 32% en zone gendarmerie et de 36% dans la zone de la préfecture de police de Paris pendant la première semaine. "Toutes les vulnérabilités se creusent dans cette période de confinement", assure Maître Isabelle Steyer, avocate spécialiste des violences conjugales.

Une emprise totale sur les victimes

"Nous avons surtout des appels de voisins, parents ou amis, pour des situations de violences, mais les appels directs n'ont pas augmenté", précise l'invité de France Bleu Paris, ce mardi. "On est plus dans une emprise psychologique, mais dans une emprise physique réelle, elles ont besoin de se confiner dans le confinement pour donner l'alerte."

Les femmes violentées sont encore plus isolées en tant de confinement. "Elles sont avec leur mari donc constamment avec l'homme violent et donc n'ont pas la liberté d'avoir accès à un téléphone ou un ordinateur", explique Isabelle Steyer. 

Une suite judiciaire compliquée  

Si les victimes portent plainte, les suites juridiques sont fortement ralenties par la situation épidémique. "Elles sont confinées, je suis confinée, c'est plus compliqué" affirme l'avocate. La poste, qui ne fonctionne pas complètement, ne favorise pas la rapidité des échanges. 

"Entre le moment où le dossier est présenté à un magistrat et le jour où l'on retourne plaider, la victime va rentrer chez elle. C'est là qu'il y a des féminicides, c'est à ce moment qu'elle risque la mort", soupire Isabelle Steyer. C'est l'homme violent qui doit être éloigné du domicile en période de confinement. Des chambres d'hôtels, libres en l’absence de tourisme, ont d'ailleurs été réquisitionnées pour l’occasion.

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