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Société
Dossier : Grenelle des violences conjugales

Les violences conjugales dans les Alpes-Maritimes

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Par , , France Bleu Azur

Tous les deux jours en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Depuis le début de l'année 2019, on dénombre 120 féminicides dans le pays, dont deux dans les Alpes-Maritimes. Le Grenelle des violences conjugales lancé en septembre se décline à Nice ce lundi.

Violences conjugales (photo d'illustration)
Violences conjugales (photo d'illustration) © Maxppp -

Alpes-Maritimes, France

Le Grenelle de lutte contre les violences conjugales des Alpes-Maritimes se tient ce lundi 14 octobre à Nice. Au cours de cette journée départementale, diverses questions seront abordées : l'accueil des victimes par les forces de l’ordre, la mise à l’abri des femmes victimes et de leurs enfants, l'éloignement des conjoints violents, la prise en charge des auteurs de violences et la mise en œuvre des 10 mesures annoncées par le Premier ministre en septembre.

En mars 2018, le schéma départemental contre les violences conjugales avait déjà été signé par le préfet des Alpes-Maritimes, les procureurs de la République de Nice et Grasse, la police, la gendarmerie, l’hôpital ainsi que les élus locaux et plusieurs associations. Il mobilise aujourd'hui plus de 200 partenaires et a permis de renforcer les actions de prévention et de protection des victimes, mais aussi d'accroître la répression, avec davantage de convocations devant la justice, de contrôles judiciaires, d’obligations de soins et de mesures d'éloignement. 

Fermeté de la justice azuréenne

Car pour les parquets des Alpes-Maritimes, les violences conjugales représentent une priorité : en 2019, deux femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints dans le département, sept en 2018, huit en 2017. La pire année a été 2014, avec 13 décès. L'an dernier, quelque 1.800 plaintes pour violences conjugales ont été enregistrées.

Depuis cinq ans, les magistrats se montrent de plus en plus fermes avec les auteurs de ces violences. Les poursuites devant le tribunal correctionnel de Nice sont plus nombreuses : +24% depuis 2014, l’année noire. Au TGI de Grasse, 900 procédures pour violences conjugales ont été enregistrées en 2018. Fin août 2019, ce chiffre atteignait déjà 635. D'ici la fin de l'année, il devrait atteindre 950. Par ailleurs, 95 auteurs de violences conjugales ont été déférés devant la justice en 2018. Fin août 2019, ce chiffre atteignait 96. Selon une projection, 144 auteurs devraient comparaître d'ici la fin de l’année.

Deux outils de plus en plus utilisés dans les Alpes-Maritimes

L'ordonnance de protection : en vigueur depuis 2010, cette décision civile rendue par un juge aux affaires familiales a pour but d'assurer la protection de la victime de violences, avant ou après un dépôt de plainte, que l’agresseur ait été condamné ou non. Le juge peut ainsi décider, pour une période de six mois, d’éloigner le conjoint violent, de lui interdire de posséder une arme, d’attribuer le logement à la victime ou prendre des mesures sur l’autorité parentale.

Les "téléphones grave danger" : il en existe 20 dans le département. L’appareil dispose d’une touche spéciale alerte, qui permet de mettre en relation la victime avec une plateforme d'assistance accessible 24 heures sur 24, qui peut déclencher l'intervention des forces de l'ordre en moins de 10 minutes. Depuis 2015, une cinquantaine de victimes ont pu en bénéficier dans les Alpes-Maritimes.

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