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Société

Levothyrox : l'étude qui conforte les malades face aux laboratoires Merck

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Occitanie, France Bleu

Pour la première fois, les collectifs de malades de la thyroïde vont pouvoir s'appuyer sur une étude scientifique qui explique que la nouvelle formule du médicament peut avoir un impact sur leurs hormones.

La nouvelle formule du levothyrox
La nouvelle formule du levothyrox © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

C'est le résultat d'analyses que les malades de la thyroïde attendaient.  Un chercheur toulousain de l'INRA , appuyé par deux autres grands laboratoires de recherche (l'Inserm de Londres et le CNRS de Bordeaux) a mené une étude comparative entre l'ancienne formule du levothyrox et la nouvelle mise sur le marché par les laboratoires Merck. Le quotidien Le Monde a publié leurs conclusions ce jeudi. 

La question était : les deux molécules sont-elles les mêmes comme l'affirme le groupe pharmaceutique ou bien présentent-elles des différences qui auraient pu impacter les malades?  En épluchant les analyses fournies par Merck à l'agence nationale de sécurité du médicament, l'étude franco-britannique arrive à la conclusion que Merck près de 60% des personnes qui prennent le Levothyrox (NDLR : 200 personnes ont participé à l'étude) peuvent ne pas bien supporter la nouvelle formule du médicament. 

Une petite victoire pour les plaignants

Pour la première fois les collectifs, les associations de malades ont une étude scientifique contradictoire à faire valoir devant la justice.  Une étude qu'ils ont commandé. Jusqu'ici : tous les procès engagés se basaient sur les analyses du laboratoire Merck et sur celles de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui n'ont jamais révélé de problème.  Les plaignants vont pouvoir retourner au tribunal en ayant un document qui atteste que pour deux malades sur trois la nouvelle molécule ne serait pas bien supportée. Et leur sentiment de victoire est double puisque ces résultats en confirme d'autres : il y a quelques mois un autre chercheur toulousain avait conclu que la nouvelle molécule du Levothyrox comportait des différences avec l'ancienne. Mais son travail n'avait pas été validé scientifiquement par le CNRS, son employeur. Les malades n'avaient donc pu s'en servir.

RÉÉCOUTER l'interview de Sylvie Chéreau, invitée de France Bleu Occitanie ce vendredi, avec Bénédicte Dupont

Sylvie Chéreau, porte-parole du collectif des victimes du nouveau Levothyrox Occitanie

C'est un sacré pied de nez à tous ces médecins Nocebo et les autorités sanitaires qui nous ont fait passer pour des personnes ayant des fragilités psychologiques. Aujourd'hui, nous avons une preuve scientifique que la nouvelle molécule peut ne pas être supportée par des patients. — Sylvie Chéreau, fondatrice du collectif des victimes du nouveau Lévothyrox en Occitanie

"Ça va nous permettre de convaincre la justice qu'on ne peut pas faire confiance à Merck et à l'ANSM et que maintenant il faut prendre avec beaucoup de réserves toutes les affirmations pseudo-scientifiques du laboratoire parce qu'on voit bien qu'ils n'hésitent pas à manipuler les chiffres et à rendre impossible la recherche de la vérité." Me Christophe Lèguevaques, avocat de 4.115 malades en France.

La réaction de Merck

Les laboratoires Merck se défendent en rappelant que des experts indépendants ont validé leurs études et leur rigueur. Ils rappellent que "les lancements de la nouvelle formule de Levothyrox, en Suisse et en Turquie, se sont très bien déroulés, sans problématique d'effets secondaires particuliers et sans changement de traitements pour les patients".  

Ce jeudi, l'Agence nationale de sécurité du médicament n'avait pas répondu à nos sollicitations.

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