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Société

Limoges : chacun se renvoie la balle pour trouver une solution au squat du CRDP

lundi 5 novembre 2018 à 20:05 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Malgré les conditions de vie et de sécurité précaires dans le squat du CRDP à Limoges, les différents acteurs se renvoient la balle. Aucune solution immédiate ne se profile pour les dizaines de familles qui occupent les lieux.

Des dizaines de familles vivent dans des conditions préciaires voire dangereuses dans le squat du CRDP à Limoges
Des dizaines de familles vivent dans des conditions préciaires voire dangereuses dans le squat du CRDP à Limoges © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Comme en font état les témoignages des habitants du squat du CRDP de Limoges, les conditions de vie sont très précaires et, par certains aspects, dangereuses dans ce bâtiment désaffecté appartenant au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Quelques dizaines de familles, dont la plupart ont été déboutées du droit d'asile, occupent les lieux depuis le mois de mai à l'initiative du collectif Chabatz d'Entrar.

Il vaut mieux qu'un enfant soit dans une chambre ou dans la rue ?" - Stéphane Lajaumont, porte-parole du collectif Chabatz d'Entrar

Malgré le constat, les différents acteurs se renvoient la balle pour trouver une solution. Le collectif Chabatz d'Entrar, avant tout, veut se justifier : "nous avons fait le choix de mettre à l'abri des gens sans logement" assume Stéphane Lajaumont, porte-parole du collectif, "on essaie de  préserver le maximum de sécurité , alors certes on n'est pas complètement dans les règles, mais est-ce qu'il vaut mieux qu'un enfant de 4 ans dorme au CRDP dans un lit ou qu'il dorme à la rue" ?

Le collectif s'en remet donc aux pouvoirs publics et demande une solution de relogement même pour les familles déboutées du droit d'asile. Sollicitée par nos soins, la préfecture reste silencieuse.

La Région en appelle aux autres collectivités

Quant au conseil régional, propriétaire des lieux et débouté par le tribunal administratif fin août quand il a demandé l'expulsion, son souhait est clair :  "on veut maintenant trouver des solutions" affirme Naïma Charaï, élue chargée des solidarités à la Région Nouvelle-Aquitaine, "et nous demandons au maire de Limoges, au préfet et au conseil départemental de prendre leurs responsabilités pour trouver une solution car ces familles ne peuvent pas rester dans ces conditions".

La Région, pas compétente en matière de relogement ou d'accompagnement social, s'en remet donc aux autres et convie tout le monde le 19 novembre. Pour en discuter et pour que le squat du CRDP ne dure pas tout l'hiver.