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Société

Limoges : des motards en colère et une Marée populaire, la colère sociale gronde

samedi 26 mai 2018 à 20:10 Par Nicolas Tarrade, France Bleu Limousin

Près de 500 motards en colère ont manifesté ce samedi en zone nord de Limoges, avant de se rendre à la Marée populaire, en centre-ville, où entre 1.300 et 2.500 personnes ont défilé. Des rassemblements "pour dire non à la politique de Macron".

Près de 500 motards et entre 1.300 et 2.500 personnes ont défilé ce samedi dans les rues de Limoges
Près de 500 motards et entre 1.300 et 2.500 personnes ont défilé ce samedi dans les rues de Limoges © Radio France - Nicolas Tarrade

Limoges, France

Ils sont venus des quatre coins de l'ex-région Limousin. Sur le parking du parc des expositions de Limoges, plus de 500 motards - de Haute-Vienne, de Corrèze et de Creuse - se sont donnés rendez-vous ce samedi. Direction le rond-point de Family Village, en zone nord, pour une opération de tractage et un barrage filtrant. "On a fait faire des petites cartes postales, avec la nouvelle réglementation du 80 km/h, et ce qu'on attendait. On demande la participation à chaque personne de 80 centimes pour payer le timbre. Et ensuite, une fois que tout le monde aura laissé un p'tit mot, on l'envoie à l'Élysée", explique cette manifestante. 

Plus de 500 motards - de Haute-Vienne, de Corrèze et de Creuse - se sont donnés rendez-vous - Radio France
Plus de 500 motards - de Haute-Vienne, de Corrèze et de Creuse - se sont donnés rendez-vous © Radio France - Nicolas Tarrade

"On va monter en pression", explique un autre motard en colère. "Le passage à 80km/h, c'est dangereux !", estime Thierry Durant, membre de la FFMC 87. "A Limoges, on risque de faire un dépôt de plainte devant le tribunal administratif pour mise en danger d'autrui, contre l'État français. Et on fera aussi un dépôt de plainte au niveau européen", ajoute-t-il. Et de conclure : "Pour l'instant, on a fait des manifestations, entre guillemets, gentilles. La prochaine, on va passer sur un braquet supérieur"

Ensuite, ces 500 bécanes se sont engagées sur l'autoroute pour rejoindre le cortège de la Marée populaire. 

Ensuite, ces 500 bécanes se sont engagées sur l'autoroute pour rejoindre le cortège de la Marée populaire. - Radio France
Ensuite, ces 500 bécanes se sont engagées sur l'autoroute pour rejoindre le cortège de la Marée populaire. © Radio France - Nicolas Tarrade

Entre 1.300 et 2.500 personnes dans le cortège

Une marée populaire qui a rassemblé 19 syndicats, partis politiques ou associations. Un défilé en centre-ville hautement symbolique. Sous un ciel menaçant, la colère sociale gronde toujours autant. Sur le parvis de la gare des Bénédictins, les manifestants, main dans la main, ont formé une chaîne humaine. "Ne nous trompons pas de symbole. Il ne s'agit pas de protéger un monument, ni une chaîne de protection. Il s'agit d’additionner nos énergies pour dresser un front commun", explique ce cheminot.  

Dans la foule des anonymes, avec sa pancarte, où l'on pouvait lire "On lâche rien", Françoise se révolte pour les autres : "Je ne sais pas si les gens réalisent vraiment ce qui est en train de se passer. Et surtout le monde que l'on va laisser aux générations futures. Il est temps de se révolter"

Françoise se révolte pour les autres - Radio France
Françoise se révolte pour les autres © Radio France - Nicolas Tarrade
Des pancartes toutes plus originales les unes que les autres - Radio France
Des pancartes toutes plus originales les unes que les autres © Radio France - Nicolas Tarrade

Après un défilé inédit dans les rues de Limoges, le cortège est arrivé devant le rectorat de Limoges, menacé par un rapport remis au ministre de l'éducation nationale. "On ne laissera pas passer ça, car ça veut dire fermeture des écoles, des petites écoles, des petits collèges, des petits lycées professionnels de notre Limousin. Il faut rester mobiliser aussi sur cette question-là. On a mis en ligne une pétition il y a 48 heures, il y a déjà 1.500 signatures", explique ce syndicaliste, qui a pris la parole devant les grilles du rectorat. 

Le cortège a terminé son parcours devant la faculté de droit de Limoges, en passant devant les locaux de la présidence de l'Université.