Société

Limoges : les arrêtés municipaux liés à la mendicité et la prostitution font débat

Par Marie-Charlotte Germond, Françoise Ravanne et Géraldine Marcon, France Bleu Limousin mardi 29 juillet 2014 à 7:09 Mis à jour le mardi 29 juillet 2014 à 14:00

Emile-Roger Lombertie dans les studios de France Bleu Limousin.
Emile-Roger Lombertie dans les studios de France Bleu Limousin. © Photo Alexandre Chassignon - Radio France

En prenant deux arrêtés concernant la mendicité et la prostitution, le maire de Limoges Emile-Roger Lombertie, a déclenché les foudres de l’opposition. Les commerçants et riverains sont eux plutôt satisfaits de cette décision.

Le 22 juillet, le maire de Limoges, élu en mars dernier, a pris deux arrêtés pour lutter contre les troubles causés par la mendicité et la prostitution. Dans le viseur de la mairie, la place de la République et le champ de juillet, deux quartiers limougeauds régulièrement ciblés par des plaintes des riverains. Un des arrêtés interdit les "occupations abusives ou prolongées des rues accompagnées de sollicitations ou quêtes à l'égard des passants avec ou sans chien lorsqu'elles constituent des entraves à la libre circulation". Pour la municipalité il s’agit d’éviter le rassemblement de marginaux.

L’autre texte concerne les "troubles liés à la prostitution". Il interdit "aux personnes se livrant à la prostitution de stationner ou de se livrer à des allées et venues répétées sur les rues, places, trottoirs, jardins, espaces de stationnement et voies privées ouvertes à la circulation publique". Le secteur du champ de juillet est plus particulièrement ciblé.

Des réactions partagées

Du côté de l’opposition municipale, on considère que ces mesures ne vont pas régler les problèmes à long terme. Cela risque plutôt de déplacer les populations visées à la périphérie de la ville selon Philippe Reilhac, conseiller municpal PS à Limoges. Un avis partage par Gilbert Bernard de Terre de gauche.

Arrêtés municipaux - PIF ***

Du côté des riverains on est plutôt favorable à l'arrêté lié à la mendicité, mais plus dubitatif quant à celui concernant la prositution.

Arrêtés municipaux - ENRO