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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Limoges: plus d'une centaine de gilets jaunes devant le commissariat pour dénoncer les violences policières

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin

Les gilets jaunes de Limoges se sont de nouveau mobilisés ce samedi après-midi pour l'acte XII du mouvement. Deux marches étaient organisées, l'une pour les retraités, l'autres contre les violences policières. Cette dernière a conduit les manifestants jusque devant les grilles du commissariat.

Plus d'une centaine de gilets jaunes étaientce samedi après-midi devant le commissariat de Limoges pour dénoncer les violences policières.
Plus d'une centaine de gilets jaunes étaientce samedi après-midi devant le commissariat de Limoges pour dénoncer les violences policières. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Ce samedi après-midi, les gilets jaunes se sont de nouveau mobilisés en Haute-Vienne, à Limoges. Deux rassemblements étaient organisés. Celui du groupe Gilets Jaunes Haute-Vienne a défilé dans les rues de la ville pour défendre les retraites tandis que le second, celui des Gilets Jaunes Unis, qui regroupait plus d'une centaine de manifestants a défilé jusqu'au commissariat pour dénoncer les violences policières

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T-shirt, bandages et faux-sang 

Difficile de ne pas voir Gilles. Elle ne porte pas de gilet jaune, mais un t-shirt, blanc qu'elle a décoré elle-même "J'ai dessiné une cible sur mon t-shirt et j'ai marqué -Arrête le massacre!-" explique cette gilet jaune de la première heure. Celle qui prône le pacifisme, s'étonne de la réponse des forces de l'ordre, parfois bien disproportionnée selon elle : "Il semblerait que certaines personnes comme moi se retrouvent blessées alors qu'elles ne font que manifester calmement, pacifiquement" explique-t-elle, tout en citant aussi les exemples de personnes, victimes collatérales, comme cet adolescent blessé par un tir de flashball à Strasbourg. 

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En tête de cortège, il y a Thierry l’œil et les mains bandées: "J'ai mis un cache-œil pour les gens qui ont été éborgné pendant toutes les manifestations et j'ai aussi un bandage au niveau d'une main pour représenter les gens qui ont perdu une main" explique celui qui a surtout une interrogation : _"En France, en 2019, comment est-ce possible qu'il y ait des blessés à ce niveau là ? C'est quand même incroyable ! Et bien sûr, aucune sanction au niveau de la police !_"

Un masque et deux revendications 

La police, justement les manifestants ont voulu l'interpeller. La centaine de gilets jaunes s'est rendue à pied de Beaublanc au commissariat. Sur les grilles chacun a déposé qui une pancarte, qui une banderole, qui un flacon de serum physiologique (utilisé notamment pour lutter contre les effets des gaz lacrymogènes). 

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John lui a déposé son masque. Un masque sur lequel il a dessiné un œil au beurre noir mais aussi des traces de blessures, du faux sang. Une manière pour lui de dénoncer non seulement les violences policières mais aussi la loi anti-casseurs."Il y a une loi qui, en théorie, interdit aux manifestants d'être masqués (ndlr: il s'agit de la loi anti-casseurs discutée cette semaine à l'Assemblée Nationale) , et normalement il y a une loi aussi qui interdit aux policiers de venir cagoulés sauf quand ils viennent du GIGN ou de corps spéciaux" affirme ainsi John, avant de poursuivre "pourtant à chaque manifestation on voit toujours plus de policiers cagoulés. On se demande si c'est le GIGN qui est partout, ou si leur hiérarchie est aveugle et ne s'en rend pas compte" 

Mais si tous, ici, dénoncent les violences policières, tous s'accordent aussi à dire que ce ne sont pas les policiers qui sont visés mais bel et bien la stratégie du gouvernement qui consiste selon John " à opposer un pseudo dialogue et un pseudo débat déjà réglé et ... la violence, la violence, la violence, uniquement la violence."

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