Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Limoges : rassemblement de 300 à 400 personnes devant la préfecture contre la loi "sécurité globale"

-
Par , France Bleu Limousin

À l'appel de l'association Attac, plusieurs centaines de citoyens, journalistes, syndicalistes et militants pour les droits de l'homme ont manifesté devant la préfecture de la Haute-Vienne à Limoges. Tous s'opposent à la loi "sécurité globale" votée ce vendredi. Une loi jugée "liberticide".

Ils étaient de 300 à 400 personnes à manifester devant la préfecture de la Haute-Vienne contre la loi "sécurité globale".
Ils étaient de 300 à 400 personnes à manifester devant la préfecture de la Haute-Vienne contre la loi "sécurité globale". © Radio France - Thomas Vinclair

Sur les pancartes, on peut lire "Police filmée = Police Démasquée" ou "Filmer les flics est un acte démocratique". Les messages sont clairs. Les manifestants réunis devant la préfecture ne veulent pas de la loi "sécurité globale" et notamment de l'article 24 qui interdit de diffuser des images permettant d'identifier les forces de l'ordre. 

Un article inadmissible pour de nombreux citoyens et militants des droits de l'ordre ainsi que des journalistes de France 3 Limousin venus gonfler les rangs de la manifestation.

Le droit à l'information, un pilier de la démocratie, est mis en danger par la loi "sécurité globale" selon les manifestants.
Le droit à l'information, un pilier de la démocratie, est mis en danger par la loi "sécurité globale" selon les manifestants. © Radio France - Thomas Vinclair

"La police devient le bras armé de l'Etat, s'alarme Sonia, une vendeuse, Monsieur Macron l'a surprotège au détriment de nos libertés individuelles". Filmer une manifestation et les agissements des forces de l'ordre est un droit démocratique pour de nombreux manifestants comme Henriette : "Moi, là, je fais une photo. Si jamais il y a un flic, on va me dire que je lui porte atteinte ?! Mais nous sommes où là ? C'est dingue !"

"Sans ce droit de filmer, il n'y aurait pas eu d'affaire Benalla"

Jean-Pierre Clausse, de l'association Attac, est lui aussi inquiet : "Ces articles nous posent de grosses questions sur notre démocratie. Aujourd'hui, il existe déjà des lois qui interdisent de nuire à la vie privée des policiers. Donnons plutôt plus de moyens aux forces de l'ordre de bien exercer leur travail plutôt que d'alourdir l'arsenal juridique une nouvelle fois. C'est un faux problème." 

Avec des amis, Natacha a construit une caméra géante. Face aux policiers, placée devant la préfecture, elle défend le droit de les filmer. "Sans les citoyens qui filment, il n'y aurait pas eu d'affaire Benalla." Militante engagée depuis 20 ans, elle a participé à plusieurs mouvements sociaux. " Aujourd'hui sous Emmanuel Macron, je ne me suis jamais aussi sentie en danger quand je manifeste. Ils nous parquent, Ils nous contrôlent sans raison. Macron ne veut plus d'opposition et cette loi le montre encore."

Un article 24 finalement modifié et voté 

La Défenseure des droits, Claire Hédon, a réclamé vendredi « le retrait » de l’article 24 controversé qu’elle juge « inutile » et potentiellement nuisible au contrôle de l’action des policiers et gendarmes. La loi sécurité globale a bien été votée en première lecture cette nuit à l'assemblée nationale. 

Après modification de l'article 24, les journaliste et citoyens devraient pouvoir continuer à filmer et à diffuser « sans intention malveillante » des images de forces de l'ordre. Reste à savoir quelle sera l'interprétation de cet article sur le terrain par les forces de l'ordre.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess