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DOSSIER : Coronavirus Covid-19

Lionel Beffre, préfet de l'Isère : "Nous ne sommes pas au stade où nous fermons les quais de l'Isère, mais..."

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Par , France Bleu Isère

Le taux d'incidence en Isère est en augmentation. Nous ne sommes pas au stade des départements sous surveillance "renforcée" mais le préfet de l'Isère note tout de même une détérioration des indicateurs et alerte sur certains comportements favorables au développement de l'épidémie de Covid-19.

Lionel Beffre préfet de l'Isère, invité de France Bleu Isère ce mardi 2 mars. Presque un an après le confinement du 17 mars 2020, on fait le point sur la situation sanitaire chez nous. La pression épidémique ne diminue pas, au contraire, elle repart sur une pente dangereuse. Et cela pourrait mériter de nouvelles mesures d'ici quelques jours si certains comportements continuent de se relâcher malgré les alertes. 

Lionel Beffre, préfet de l'Isère : "Nous ne sommes pas au stade où nous fermons les quais de l'Isère, mais..."

France Bleu Isère - Un point d'abord sur la situation sanitaire dans le département. Le taux d'incidence progresse, on a franchi la barre des 200 pour 100.000. On est sur une crête dangereuse ?  

Lionel Beffre - On est sur une pente qui n'est pas bonne. Nous ne sommes pas dans les départements sous surveillance (où le taux d'incidence dépasse le seuil de 250, , on est à 203 pour 100.000 en Isère ce 2 mars, ndlr). Mais l'évolution de la dernière semaine n'est pas favorable. La progression n'est pas exponentielle, mais elle n'est pas favorable. Il faut rappeler les règles à la population, comme on le fait régulièrement, faire les contrôles qui sont nécessaires et inciter chacun à comprendre que nous ne sommes pas sortis d'affaire.  

On est entouré de départements sous surveillance, la Drôme et le Rhône, faut-il limiter les déplacements quand c'est possible ?  

Pour ceux qui travaillent, on doit, dans la mesure du possible procéder par télétravail. Les employeurs s'y astreignent. Nous-mêmes dans l'administration, nous nous efforçons de le faire au maximum. Il faut donc que chacun limite ses déplacements, en particulier vers ces départements où le taux d'incidence est très élevé, avec parfois des communes qui dépassent les 300 pour 100.000. Donc, il est mieux de limiter les déplacements vers ces départements limitrophes, comme vers les autres d'ailleurs.   

On voit quand même beaucoup de masques baissés, il fait beau, y-a-t-il une tendance au relâchement ?  

Du point de vue du couvre-feu, je n'irai pas jusque-là. J'ai assisté à des contrôles, les sous-préfets en ont fait. Il est vrai que quand on cite les chiffres, depuis le mois de janvier, nous avons dressé 2767 verbalisations par la gendarmerie, 510 par la police, mais ça correspond à quelques infractions le soir. En revanche, sur le port du masque, là j'ai observé le weed-end dernier qu'il y avait du relâchement à Grenoble. Et donc nous allons sévir de façon beaucoup plus drastique pour le week-end prochain, qui s'annonce peut-être beau aussi. Et a fortiori, ça nécessitera de notre part beaucoup de vigilance. Et si l'on constatait un relâchement, je prendrais des mesures beaucoup plus drastiques. En revanche j'ai observé, par exemple à l'Alpe d'Huez que le port du masque était là-bas très bien respecté. Il y a des différences selon les territoires sur le respect du port du masque.

Faut-il fermer les quais de l'Isère, où on observe beaucoup de monde à profiter du beau temps ?  

Nous n'en sommes pas au stade où nous fermons les quais de l'Isère, nous ne sommes pas dans un département sous surveillance. Donc il faut que les mesures s'appliquent de manière progressive. En revanche le week-end prochain, compte tenu de la météo d'une part, et d'autre part des aspirations des grenoblois, s'il s'avérait que nous observions sur les quais de l'Isère des comportements inadaptés, je serai en mesure de prendre des dispositions pour le futur. Donc je laisse le week-end prochain avec des contrôles drastiques du port du masque. Et s'il s'avère que malgré cela, un certain nombre de nos concitoyens ne comprennent pas, eh bien, évidemment, on en arrivera à des mesures beaucoup plus drastiques.

Et le couvre-feu, vous faites preuve de souplesse si on est pris dans un bouchon à 18h le dimanche ?  

Il est évident que si c'est quelqu'un qui arrive à 18h10 au péage de Voreppe et qu'il y a eu des bouchons, on en tient compte. La gendarmerie est bien au courant des bouchons. En revanche, si c'est 19h30 et qu'on nous explique que c'est un bouchon qu'on n'a jamais observé, évidemment qu'il y a verbalisation. Dimanche dernier, je suis allé à 19h30 à Voreppe, personne ne pouvait nous expliquer qu'il y avait des bouchons. Ou il y avait attestation et on essayait de voir si elle était justifiée, ou il y avait verbalisation. J'ajoute d'ailleurs qu'il y a verbalisation pour toutes les personnes dans le véhicule ! Pas uniquement pour le conducteur. Je le précise parce que ça n'avait pas été compris comme ça par les passagers.

On termine avec un message positif : "plan 10.000 jeunes", c'est une opération de l'État et du ministère de l'intérieur pour embaucher et proposer des stages, les jeunes ont bien besoin de perspectives d'avenir.

Oui, on fait le maximum. On est aujourd'hui à 54 jeunes qui sont accueillis à la Préfecture, dans les services de police et de gendarmerie. Des jeunes de moins de 26 ans, des élèves de troisième, des jeunes qui sont déjà étudiants, qui sont en BTS ou à l'université. Notre objectif, c'est de les confronter au monde du travail et leur donner une expérience qui leur permettra ensuite de s'insérer dans la  société professionnelle, de découvrir des métiers. Donc ça concerne des stages de 6 mois, des stages de citoyenneté, des contrats d'apprentissage, des missions de services civiques. Il y a une grande diversité de possibilités. Il y a un site pour s’inscrire, postuler. Et ensuite nous essaierons de trouver la meilleure place pour chacun de ces jeunes.

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