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Société

Près d'un millier de nouveaux logements sociaux dans le Gard en 2018

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Par , France Bleu Gard Lozère

982 logements sociaux ont été financés en 2018 dans le Gard où les besoins sont très importants. Treize communes gardoises restent sous le seuil imposé par la loi.

La résidence Corot a été livrée à Nîmes à l'automne 2018.
La résidence Corot a été livrée à Nîmes à l'automne 2018. © Radio France - Leïla Méchaouri

Gard, France

982 logements sociaux ont été construits dans le Gard en 2018. Un bilan en hausse de 10% par rapport à 2017. Dans le détail, ce sont 358 logements sur l'agglomération nîmoise, 196 sur celle d'Alès et 428 sur le reste du département. La moitié de ces nouveaux logements sociaux ont été financés dans des communes sous le seuil fixé par la loi. Avec 70% de la population éligible au logement social, le Gard reste l'un des départements où les besoins sont les plus forts. Pourtant, il est aussi l'un des départements d'Occitanie où il en manque le plus. 

13 communes gardoises à la traîne sur 35 en Occitanie

Treize communes gardoises sont dites "carencées" en logements sociaux sur 35 dans la région Occitanie : Marguerittes, Générac, Garons, Redessan, Saint-Christol-lès-Alès, Saint-Hilaire-de-Brethmas, Saint-Martin-de-Valgalgues, Rousson, Rochefort-du-Gard, Villeneuve-lès-Avignon, Les Angles, Pujaut, Laudun L'Ardoise. Cela veut dire qu'elles n'atteignent pas le seuil de 20% de logements sociaux fixé par la loi pour les agglomérations de Nîmes et d'Alès, 25% pour l'agglomération d'Avignon.

"Un tiers à nous seul, c'est beaucoup, mais la réalité à l'intérieur de ce chiffre est assez diverse", nuance Didier Lauga. Le préfet du Gard fait la distinction entre les communes qui vont bientôt sortir de cette situation, celle qui font de gros efforts pour, "et quelques rares cas dans lesquels les efforts semblent insuffisants".

"Au-delà des chiffres, la plupart du temps nous avons à faire à des élus, des populations, des opérateurs qui veulent sortir de cette situation" - Didier Lauga, préfet du Gard

Contactés par France Bleu Gard Lozère, les maires de ces communes carencées mettent en avant la rareté du foncier, le poids financier de la construction des logements sociaux ou encore les difficultés liées aux zones inondables et à la sauvegarde de la biodiversité. "Je n'y crois pas trop, rétorque le maire de Saint-Martin-de-Valgalgues, Claude Cerpedes. Des solutions s'offrent à nous. Encore faut-il avoir la volonté de faire en sorte que les choses avancent." Le maire précise qu'en quatre ans, sa commune est passée de 15 à 17,5% de logements sociaux. Une cinquantaine seront livrés en novembre 2019 et le projet d'une soixantaine d'autres est en cours. 

"C'est une volonté politique de faire des logements sociaux." - Claude Cerpedes, maire de Saint-Martin-de-Valgalgues

A l'inverse le maire de Générac, Frédéric Touzellier, lâche : "on n'atteindra jamais les 20% c'est impossible" ! Pour cela, souligne-t-il, la population de sa commune, actuellement à 4% de logements sociaux, augmenterait d'environ 1200 habitants. "A ce rythme-là, vous pensez bien que cela provoquerait un déséquilibre fondamental. S'équiper de logements, quels qu'ils soient, cela met en place une déstructuration très rapide de l'identité du village et notamment en terme financier." 

"Ce n'est aussi manichéen que cela" - Frédéric Touzellier, maire de Générac

17.500 foyers dans l'attente d'un logement social

Un peu plus de 900 logements logements sociaux devraient être construits d'ici la fin 2019. Un chiffre en légère baisse, ce qui pourrait être compensé par les rénovations dans le parc existant, précise la préfecture du Gard.   

Près de 17.500 demandes de logements social sont en attente dans le département (11.700 nouvelles demandes et 5.800 demandes de mobilité). Le délai moyen pour l'obtenir dépasse les 10 mois dans le Gard, comme dans le reste de l'Occitanie.

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