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Société

Loi anti-gaspillage alimentaire : la fin des dates de péremption sur les produits secs ?

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Par , France Bleu Mayenne

Guillaume Garot, auteur de la loi anti-gaspillage mise en vigueur en 2016, présente ce mardi matin 14 propositions pour améliorer le texte, en compagnie de Graziella Melchior, député LREM du Finistère. Parmi elles, la fin des dates de péremption sur certains produits secs.

Gaspillage alimentaire (illustration)
Gaspillage alimentaire (illustration) © Maxppp - Sébastien Jarry

Département Mayenne, France

Un tiers de la nourriture produite dans le monde est jetée ou perdue. Un chiffre effrayant qui a conduit à une loi anti-gaspillage en 2016 rédigée par Guillaume Garot, actuel député de la Mayenne. Ce texte oblige notamment les supermarchés de plus de 400 mètres carrés à donner leurs produits alimentaires invendus à des associations si ces dernières les sollicitent. En cas de refus, l'enseigne est passible d'une amende de 3.750 euros. Si des efforts dans la lutte contre le gaspillage alimentaire ont été réalisés depuis 2016, le combat reste d'actualité. Ce mardi matin, Guillaume Garot, et Graziella Melchior, députée LREM du Finistère présentent leur bilan de l'évaluation de la loi n°2016-138, à Paris et vont proposer 14 mesures concrètes. 

La fin de l'inscription des dates de péremption sur les produits secs comme les pâtes, le riz, les flocons d'avoine. Les consommateurs sont parfois perdus, il est vrai, entre la date limite de consommation et la mention "à consommer de préférence avant...". Dans le doute, ces aliments sont donc parfois jetés. Les députés militent donc pour que seule la date de fabrication figure sur le produit, à l'instar du sucre, de l'huile et du vinaigre. Jean-Michel Pommier un des responsables des Restos du Coeur en Mayenne est favorable à la révision de l'étiquetage de certains produits. "Il faut clarifier la situation. Si une denrée est consommable trois mois après malgré la date, il faut que cela soit inscrit" poursuit ce bénévole.

Davantage contrôler et sanctionner 

L'auteur et rapporteur de la loi, Guillaume Garot, plaide également pour un renforcement des contrôles dans les supermarchés. "Ils sont hélas inexistants parfois et certains acteurs sont encore récalcitrants" observe t-il. L'idée serait que les agents des services sanitaires (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations par exemple) aillent directement vérifier dans les poubelles des grandes surfaces si des denrées alimentaires encore consommables n'ont pas été jetées. Le député de la Mayenne souhaite un renforcement des sanctions dans ce cas précis. 

"Vérifier que c'est bien le cas partout" pour Guillaume Garot

La Grande distribution joue le jeu mais ...

En Mayenne depuis la loi de 2016, la Banque Alimentaire à reçu 10 à 15% de denrées supplémentaires de la part des Moyennes et Grandes Surfaces. Une avancée d'après Miguel Sanchez le président de la structure départementale mais il y a quelques complications. "Nous recevions auparavant des produits ayant une date limite de consommation supérieure à trois voire cinq jours. Maintenant les moyennes et grandes surfaces, parce qu'elles s'organisent autrement, distribuent des marchandises avec des dates beaucoup plus courtes. Ce qui pose effectivement un problème aux associations pour la redistribution" explique t-il. Du coup ces associations sont parfois obligées de détruire elles-mêmes des denrées alimentaires. Un comble. 

Effet positif de loi anti-gaspillage : les enseignes jouent le jeu en Mayenne. L'enseigne Leclerc a ainsi livré de façon hebdomadaire l'équivalent d'un camion de denrées alimentaires aux Restos du Coeur. Plus récemment le groupe Lactalis donne aussi des yaourts dont la date limite de consommation approche très vite (trois jours avant en moyenne) d'après l'association. A Laval, la société Sodexo transporte 60 plats issus de la polyclinique toute les semaines aux Restos du Coeur. 

Ces derniers ont même trouvé un accord de principe avec Sodexo pour l'installation d'une cuisine dans les locaux lavallois des Restos afin de proposer des repas le soir. L'association a donc besoin de bénévoles pour en assurer la gestion et faire la cuisine. Si vous êtes intéressés, contactez les Restos du Coeur au 02 43 01 46 41.