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Société

Loi asile et immigration : les associations dénoncent "un recul des droits"

mardi 17 avril 2018 à 14:46 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

Les députés continuent à débattre du projet de loi asile et immigration. Les associations qui accompagnent les réfugiés, comme la Cimade, parlent d'un recul des droits des étrangers, et se mobilisent. Ce lundi, ils ont manifesté devant la permanence d'une députée de la majorité, à Lambersart.

La Cimade manifestait ce lundi devant la permanence de la députée Brigitte Liso à Lambersart
La Cimade manifestait ce lundi devant la permanence de la députée Brigitte Liso à Lambersart © Radio France - Cécile Bidault

Lambersart, France

A Les débats sont tendus, à l'Assemblée nationale. Depuis lundi soir, et jusqu'à la fin de la semaine, les députés discutent du projet de loi asile et immigration". qui prévoit de réformer certaines dispositions du droit des étrangers.

Examen des demandes d'asile, recours pour les déboutés, durée de rétention : de nombreux thèmes sont très controversés, même dans les rangs de la majorité. Sur le millier d'amendements déposés, 200 émanent de députés de la République en marche.

Mobilisation devant les permanences de députés

La Cimade, association qui accompagne les migrants, se mobilise : dans 40 villes de France, ce lundi, les militants sont allés mener des actions devant les permanences des députés, pour les convaincre de voter contre le texte. Ils se sont notamment rendus à Lambersart, près de Lille, à la permanence de la députée LREM de la métropole lilloise, Brigitte Liso. L'échange a été bref : "je n'ai pas encore pris ma décision", assure l'élue, "je suis moins critique que certains, mais vigilante". 

Mobilisation de la Cimade devant la permanence de la députée LREM Brigitte Liso

Pour Nicolas Ketelers, président de la Cimade Nord-Picardie, "il n'y a rien à sauvegarder dans ce texte. La plupart des mesures vont faire mal aux personnes migrantes, mais globalement aussi à l'Etat de droit qu'est la France".

Condamnés à la clandestinité

La Cimade, qui suit les personnes migrantes sur le terrain, notamment à Grande Synthe, et dans ses permanences, est inquiète, en cas d'application de cette loi : pour Nicolas Ketelers, "de plus en plus de personnes vont être condamnées à la clandestinité. Quand on les condamne à la clandestinité, on les condamne à la misère, on favorise les situations de non-droit, et l'exploitation des personnes. On le voit dans le Calaisis, et à Grande Synthe. Les personnes que l'on rencontre sont désespérées, elles vivent dans des conditions pires que des animaux".

Nicolas Ketelers, président de la Cimade Nord Picardie

La France perd son âme

La conclusion du président de la Cimade dans la région est catégorique : avec ce projet de loi, "la France perd son âme, et elle oublie sa tradition de migrations". 

A ECOUTER : Ugo Bernalicis, député du Nord (France Insoumise), invité de France Bleu Nord ce mercredi.