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Loi de sécurité globale : "On a vu des manifestants qu'on ne voit pas d'ordinaire" selon la LDH à Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie

Après un week-end de mobilisation importante en France, pour demander le retrait de l'article 24 de la loi de sécurité globale, la Ligue des droits de l'Homme de Toulouse fait le point sur les inquiétudes liées à ce texte sont montées d'un cran depuis l'agression du producteur de musique parisien.

Jean-François Mignard, le président d'honneur de la section toulousaine de la Ligue des Droits de l'Homme.
Jean-François Mignard, le président d'honneur de la section toulousaine de la Ligue des Droits de l'Homme. © Radio France - Jeanne-Marie Marco

"Beaucoup de gens ont manifesté et de façon très ouverte, ce week-end", explique Jean-François Mignard, président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme à Toulouse, à l'issue d'un week-end durant lequel 130.000 personnes (selon le ministère de l'Intérieur) ont marché dans différentes villes de France contre le projet de loi de sécurité globale et particulièrement son article 24. "On a vu dans ces manifestations beaucoup de gens qu'on ne voit pas d'ordinaire. Malgré la contexte sanitaire, malgré la tension permanente qui existe dans les manifestations, ces gens-là sont venus manifester.

"Une sourde inquiétude à l'égard du texte"

"Il y a bien sûr l'impact des images de l'agression du producteur de musique parisien, enchaîne le président honoraire de la LDH à Toulouse. Mais, il y a aussi une sourde inquiétude à l'égard du texte qui devient emblématique d'une dérive un peu liberticide de notre gouvernement, ces derniers mois voire ces dernières années. C'est une loi dans laquelle on va sonder les coeurs et les âmes en recherchant une intention malveillante", dit encore Jean-François Mignard, qui précise qu'on a "déjà un arsenal juridique suffisant".

Cet article vient au bénéfice des syndicats de police qui le réclamaient depuis longtemps.

Quant à connaître l'origine d'un tel article, il n'y va pas par quatre chemins : "On peut imaginer que cet article-là est le produit d'un deal entre un gouvernement un peu aux abois au niveau politique et les syndicats de forces de l'ordre. On a "dealé" cette chose-là. Ce qui est toujours dangereux. Cet article vient au bénéfice des syndicats de police qui le réclamaient depuis longtemps." Pour le représentant de la Ligue des droits de l'Homme, il est temps de retirer le texte. "Le gouvernement aurait beaucoup à gagner pour faire baisser la tension parce que la société civile va continuer à se mobiliser et à remettre sur la table les rapports entre la police nationale et les citoyens."

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