Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Loi "sécurité globale" : près de 1 500 personnes mobilisées contre à Pau, 400 à Tarbes

-
Par , France Bleu Béarn Bigorre

Les manifestations étaient organisées par la Ligue des Droits de l'Homme, plusieurs syndicats et partis politiques de gauche et écologistes et les gilets jaunes. Tous demandent le retrait total de la loi "sécurité globale", une "dérive autoritaire et liberticide" d'après le collectif.

La manifestation contre la loi de "sécurité globale" a rassemblé près de 1 500 personnes à Pau ce samedi matin.
La manifestation contre la loi de "sécurité globale" a rassemblé près de 1 500 personnes à Pau ce samedi matin. © Radio France - Manon Claverie

Près de 1 500 personnes ont manifesté à Pau (Pyrénées-Atlantiques) ce samedi matin, pour demander "le retrait total de la loi de sécurité globale". La manifestation paloise était à l'initiative d'un collectif composé des partis politiques EELV, ENSEMBLE !, France insoumise, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, PCF, PCOF, PS et République & Socialisme, de la Ligue des Droits de l'Homme, du syndicat Sud Étudiants et des Gilets jaunes. Dans le cortège, ils scandaient "Racistes, racistes, épurez la police" ou encore "Macron dictateur, tu ne nous fais pas peur". 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous place de Verdun à 10h30.
Les manifestants s'étaient donné rendez-vous place de Verdun à 10h30. © Radio France - Manon Claverie

Sans les vidéos, les dernières affaires ne seraient jamais sorties !            
Maripierre Massou dit Labaquère, présidente de la Ligue des Droits de l'Homme Pau-Béarn

"Cette loi prévoit que la police municipale ait des pouvoirs de police nationale, ce qui est totalement anticonstitutionnel. Ensuite, nous avons les drones : pour quelle finalité ? Filmer la population, la ficher ? C'est une atteinte à la vie privée. Enfin, l'interdiction de filmer la police est une atteinte à la liberté de manifester sans la crainte qu'on nous tombe dessus et une atteinte à la liberté d'informer", expliquait la présidente de la Ligue des Droits de l'Homme Pau-Béarn, Maripierre Massou dit Labaquère, avant de noter qu'il est "très important de pouvoir filmer la police. Sans les vidéos, les dernières affaires [l'évacuation violente de la place de la République à Paris ce lundi par les forces de l'ordre et le passage à tabac d'un producteur de musique par des policiers] ne seraient jamais sorties !"

Il y a suffisamment de lois en matière de sécurité. Il suffit de les appliquer. Moi, je ne veux pas du système chinois.                    
Jean-Yves Lalanne, maire de Billère.

En tête de cortège, le maire de Billère Jean-Yves Lalanne remarquait "un retournement de l'opinion" cette semaine, après l'évacuation violente des tentes de 400 migrants, ce lundi place de la République à Paris, et le passage à tabac d'un producteur de musique, dans son studio, par des policiers samedi dernier. "Il y a des dérives policières, des dérives autoritaires", regrettait le maire de Billère. "Et la politique du gouvernement en est totalement responsable. Elle met y compris les policiers en danger en les mettant au contact des manifestants. Si bien que l'on constate une augmentation des violences. Il peut y avoir des provocations, mais elles viennent aussi des méthodes policières." Selon lui la loi de "sécurité globale" va encore "au delà de la question de la police. C'est le fichage, ce sont les drones... c'est une société policière. Moi, je ne veux pas du système chinois. Il y a suffisamment de lois en matière de sécurité. Il suffit de les appliquer.

La présidente de la Ligue des Droits de l'Homme Pau-Béarn, entourée d'élus de l'opposition notamment, a pris la parole devant la mairie.
La présidente de la Ligue des Droits de l'Homme Pau-Béarn, entourée d'élus de l'opposition notamment, a pris la parole devant la mairie. © Radio France - Manon Claverie

C'est un double déni de démocratie : de la part des parlementaires qui n'ont pas osé se rebeller contre leur propre gouvernement et de la part du gouvernement qui se saisit du texte et demande à des autorités hors élus de le réécrire.                    
Nathalie Chabanne, ex-députée des Pyrénées-Atlantiques.

L'ex-députée PS de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, Nathalie Chabanne, faisait également remarquer qu'au-delà du contenu de la loi, la manière dont elle a été votée à l'Assemblée nationale pose problème : "c'est une proposition de loi donc elle émane des parlementaires. L'article 24 y a été ajouté par le gouvernement, l'ensemble des députés LREM a voté le texte sans essayer d'y ajouter le moindre amendement, et maintenant ils protestent contre la Commission mise en place par le Premier ministre pour réécrire l'article 24. C'est un double déni de démocratie : de la part des parlementaires qui n'ont pas osé se rebeller contre leur propre gouvernement et de la part du gouvernement qui se saisit du texte et demande à des autorités hors élus de le réécrire."

Peu de policiers pour sécuriser le cortège

Faute de policiers pour bloquer les rues le long du parcours, certains automobilistes se sont retrouvés au beau milieu du cortège.
Faute de policiers pour bloquer les rues le long du parcours, certains automobilistes se sont retrouvés au beau milieu du cortège. © Radio France - Manon Claverie

Les forces de l'ordre se sont montrées plus que discrètes autour du cortège. Contrairement aux dispositifs habituels les jours de manifestations, très peu de rues étaient bloquées le long du parcours des manifestants, alors que les organisateurs assuraient avoir déclaré la manifestation et son parcours. Des automobilistes se sont donc retrouvés au beau milieu du cortège, suscitant la colère de certains organisateurs qui rappelaient que la sécurité des manifestants doit être assurée par les forces de l'ordre lors de toute manifestation déclarée. La police affirme avoir "reçu trop tardivement les informations" relatives à l'événement, "pris contact avec les organisateurs au début de la manifestation", sécurisé au moins l'arrière du cortège en voiture banalisée et indique avoir "fait avec les effectifs disponibles" pour le reste : "des agents étaient prêts à intervenir si besoin. Tout s'est bien passé, il n'y a pas eu de blessés".  Ni la police ni la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques n'indique une volonté de se montrer particulièrement discrets lors de cette manifestation. 

À Tarbes (Hautes-Pyrénées) selon la CGT, les manifestants contre la loi de "sécurité globale" étaient 400

400 personnes ont manifesté à Tarbes selon la CGT.
400 personnes ont manifesté à Tarbes selon la CGT. - CGT 65
Choix de la station

À venir dansDanssecondess