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Loi sur les langues régionales : la censure sur l'enseignement immersif "n'est pas tolérable" pour Paul Molac

Le député du Morbihan Paul Molac, auteur de la proposition de loi sur les langues régionales, était l'invité de France Bleu Pays Basque ce lundi. Selon lui l'enseignement immersif est en danger autant dans les établissements privés que publics suite à la décision du Conseil constitutionnel.

Le député breton Paul Molac propose notamment de modifier l'article 2 de la Constitution.
Le député breton Paul Molac propose notamment de modifier l'article 2 de la Constitution. © Maxppp - Alexis Sciard

Paul Molac, député du Morbihan était l'invité de France Bleu Pays Basque ce lundi. Il est revenu sur la censure du Conseil constitutionnel de l'article 4 de sa proposition de loi, promulguée dimanche au Journal officiel. L'enseignement immersif est déclaré contraire à la Constitution.

"Ça touche directement les écoles de Seaska"

"Le gros problème, c'est que l'enseignement immersif est interdit, explique le député. Que ce soit dans le service public, et ça touche un certain nombre d'écoles chez vous au Pays Basque, et aussi dans l'enseignement associatif. C'est un recul parce qu'il est marqué dans la décision du Conseil constitutionnel, que la méthode par immersion est inconstitutionnelle, à la fois dans le service public et associés. Vous avez toutes les écoles en contrat d'association. Donc, ça touche directement les écoles de Seaska. Et ça n'est pas tolérable."

Modifier l'article 2 de la Constitution

De là à provoquer des fermetures de classes dès la rentrée de septembre ? "Oui, répond Paul Molac, ou alors qu'on les oblige à passer à une méthode paritaire. 50% en basque et 50% en français. Ça dépendra évidemment des préfets et du ministre de l'Éducation nationale, dont on sait qu'il ne nous est pas favorable. Mais le pouvoir exécutif peut aussi suspendre pendant un temps la loi".

Pour l'élu, les mobilisations prévues samedi partout en France, dont à Bayonne dès 16 heures, doivent marquer le coup. "Et bien sûr, il faut chercher au niveau juridique, soit refaire voter ces articles-là, d'une façon différente, soit tout simplement faire une proposition de loi ou un projet de loi constitutionnel visant à modifier l'article 2." L'article 2 de la Constitution stipule que "la langue de la République est le français."

Il faut faire comprendre que cet article 2, c'est une ineptie — Paul Molac

  • L'interview de Paul Molac sur France Bleu Pays Basque est à réécouter ici.
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