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Société

Loi sur les violences sexistes et sexuelles : "les choses avancent mais ça ne va pas assez loin"

mercredi 16 mai 2018 à 9:18 Par Aurore Jarnoux, France Bleu Lorraine Nord

La loi sur les violences sexuelles et sexistes a été adoptée ce mardi à l'Assemblée Nationale. Elle prévoit l'allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels ou encore la création d'une infraction d'outrage sexiste. Anabel Gonzales, membre du Zonta Club de Metz, était notre invitée.

La loi sur les violences sexistes et sexuelles a été adoptée mardi soir à l'Assemblée Nationale.
La loi sur les violences sexistes et sexuelles a été adoptée mardi soir à l'Assemblée Nationale. © Maxppp - Maxppp

Metz, France

La loi Schiappa a été débattue pendant de longues heures ce mardi à l'Assemblée Nationale. Les députés l'ont finalement adoptée en première lecture. Parmi les mesures, il y a l'allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs de 20 à 30 ans, mais il n'y a pas la qualification automatique de viol. 

Le texte est décevant pour le Zonta Club de Metz

Le projet de loi divise les associations féministes. L'article 2, notamment, fait énormément débat. Dans la première version, il était indiqué que toute relation sexuelle entre un mineur de moins de quinze ans et un adulte était automatiquement considéré comme un viol. Finalement, le texte ne reprend pas cette idée, au nom de la présomption d'innocence. 

Les choses avancent et surtout, on en parle. Par contre, ça ne va pas aussi loin que ce qui était attendu." - Anabel Gonzales, avocate et membre du Zonta Club de Metz.

Pour Anabel Gonzales, membre du Zonta Club de Metz, organisation qui vise à faire avancer le statut des femmes, Emmanuel Macron s'était engagé à faire évoluer les choses. "En tant que femme, je suis déçue, explique l'avocate. Lorsque le président avait dit qu'on ne tolérerait plus aucune relation sexuelle entre un mineur de moins de quinze ans et un majeur, on était tous en train d'applaudir.

Le projet de loi prévoit également la création d'une infraction d'outrage sexiste. Elle sera punie d'une amende de 90 euros. "C'est une bonne idée évidemment, ça va permettre de faire comprendre aux hommes qu'on n'a pas à importuner une femme dans la rue, souligne Anabel Gonzales. Maintenant, j'attends de voir comment ça va être appliqué sur le terrain."

Travailler sur l'égalité dès le plus jeune âge

Depuis le début de l'affaire Weinstein, ce producteur américain accusé de multiples agressions sexuelles, la parole se libère en France comme partout ailleurs. "C'est comme si un volcan jaillissait, était en éruption tout d'un coup", sourit Anabel Gonzales. Toutes les associations y travaillent depuis de longues années et aujourd'hui on se satisfait de voir que d'un point de vue médiatique, les choses bougent."

L'égalité homme-femme ne pourra passer que par un changement de mentalité."- Anabel Gonzales

Pour Anabel Gonzales, il faut travailler en amont, avec les enfants, "peut-être dès la crèche". Selon l'avocate, la loi Schiappa est "répressive", mais "ça ne va pas permettre que les violences s'arrêtent".