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Loi Travail : face à la menace d'interdiction, les syndicats défient le gouvernement

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Les syndicats avaient appelé à une journée de manifestation jeudi 23 juin contre le projet de loi Travail, mais Bernard Cazeneuve s'y est opposé, ne la jugeant "pas envisageable". Alors que la préfecture de police menace d'interdire la manifestation, l'intersyndicale demande un nouveau tracé.

Manifestation inter-syndicale contre le projet de loi Travail - Illustration
Manifestation inter-syndicale contre le projet de loi Travail - Illustration - © Maxppp -

Bras de fer autour du défilé du jeudi 23 juin. Alors que le gouvernement a menacé d'interdire les défilés suite aux violences qui ont suivi la manifestation du 14 juin, sept syndicats s'opposant au projet de loi Travail avaient demandé l'autorisation de manifester jeudi. La préfecture de police de Paris leur a déconseillé ce défilé, recommandant plutôt "un rassemblement statique en lieu et place de l'itinéraire déclaré".

Une recommandation que les organisations syndicales refusent de suivre : elles ont demandé lundi soir au ministère de l'Intérieur de leur faire "une nouvelle proposition de manifestation garantissant la sécurité de tous".

"Le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable", Bernard Cazeneuve

Menace d'une interdiction de manifestation par l'exécutif

Manuel Valls avait menacé les organisations syndicales d'interdire toute manifestation suite aux violences qui avaient suivi la manifestation nationale du 14 juin. François Hollande avait alors averti que toute manifestation serait interdite si la préservation des "biens et des personnes" ne pouvait être "garantie". Dans un entretien au Journal du Dimanche, le Premier ministre a également estimé que "les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements" compte tenu des tensions. Ces propos avaient déclenché un tollé chez les syndicats : la CGT y voyant "le signe d'un gouvernement aux abois". Le leader de la CFDT qui soutient le projet de loi Travail, Laurent Berger, n'a pas soutenu le gouvernement, soutenant ne pas avoir "tellement envie qu'on victimise la CGT".

Dans une lettre ouverte à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, Bernard Cazeneuve a affirmé ce lundi qu'organiser un défilé jeudi dans les rues de la capitale "n'apparaît pas envisageable".

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Les organisations syndicales défient le gouvernement

Les syndicats ne baissent pas pour autant les bras. Jeudi, l'inter-syndicale Ile-de-France (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL) avait déposé une demande officielle de manifestation auprès de la préfecture. "Nous avons pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible. On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc", avait annoncé le secrétaire général de l'Urif-CGT, Pascal Joly à l'AFP.

Les organisations syndicales ne veulent pas du "rassemblement statique" et l"ont fait savoir ce lundi après-midi. L'intersyndicale a annoncé maintenir son intention de défiler entre Bastille et Nation, défiant ainsi le gouvernement. La préfecture de police de Paris a aussitôt fait savoir qu'elle serait prête à "interdire" la manifestation "si les syndicats maintiennent leur défilé à Paris".

Mais lundi soir, l'intersyndicale a demandé à la place Beauveau de lui adresser "une nouvelle proposition de manifestation garantissant la sécurité de tous", pour éviter un rassemblement statique qui serait "beaucoup plus dangereux" selon eux :

"Je ne suis pas sûr qu'une 'Fan Zone' syndicale sur la place de la Nation soit plus sécurisée qu'une manifestation" (Jean-Claude Mailly, FO)

Les syndicats appellent à deux journées de mobilisation, les 23 et 28 juin, journées confirmées après la rencontre entre la ministre du Travail Myriam El Khomri et Philippe Martinez.

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