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Loin de l'épidémie : le retour à la terre à Saint-Vallier sur les hauteurs de la Côte d'Azur

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Par , France Bleu Azur

Loin de la crise sanitaire : Saint-Vallier-de-Thiéy (3500 habitants) vient d'accueillir six nouveaux magasins et de nouveaux agriculteurs BIO. La terre est pourtant difficile à cultiver et très éloignée de la Côte. C'est un retour au village et une révolution verte.

Le pré de Saint-Vallier-De-Thiey
Le pré de Saint-Vallier-De-Thiey - (commune)

Rien ne pouvait prévoir l'installation de Corinne et Manuel Alvarez. Il y a un an, ils habitaient près de Nantes : elle travaillait à l'Agence Régionale de Santé et il avait un poste à la Métropole.

Le rêve de changer de vie 

Mais depuis trois ans, ils réfléchissaient aux moyens de changer de vie avec le rêve de devenir agriculteur. Ils ont façonné un solide dossier qu'ils ont envoyé un peu partout dans les mairies et les collectivités territoriales … mais ils n'ont pas eu de réponse sauf celle de Saint-Vallier-de-Thiey. Un "petit miracle".

Le bonheur est dans le pré de Saint Vallier

Le village se situe sur les hauteurs de Grasse dans les Alpes Maritimes. Très loin on voit la mer. Il est connu pour son grand pré à l'entrée. Les enfants s'y rassemblent. Ici le maire connait bien les troupeaux de moutons :  les trois bergers du village en ont plusieurs milliers mais désormais Jean-Marc Délia recherche des agriculteurs. La proposition du couple Alvarez a séduit.

Cultiver du Bio pour un millier d'écoliers

Le projet de Plan Alimentaire Territorial (PAT) correspondait parfaitement. Un accord entre la commune et le candidat à l'installation : le village loue des terres et l'agriculteur bénéficie d'un marché tout trouvé : produire des fruits et légumes BIO pour alimenter les cantines scolaires. 

Corinne et Manuel (47 et 53 ans) sont "des courageux, des entreprenants", ils ont minutieusement tout préparé : ils ont choisi "le terrain qui va bien". Trois hectares.  Là où la terre est peu fertile et pleine de cailloux : ce sera de la culture hors sol de plantes aromatiques. Sous les pins ils élèveront des poules. Et enfin sur les rares endroits plus généreux : ce sera un verger d'arbres fruitiers. 

Ils ont vendu leur maison de Nantes et engagent plus de 150.000 euros dans leur nouvelle vie. La location des terres agricoles, des trois hectares, leur coûtera 3.000 euros par an.

Le village connait une nouvelle dynamique aussi depuis la crise sanitaire. Contre toute attente : six nouveaux magasins ont ouvert leurs portes. Fièrement le maire annonce sur les six derniers mois l'installation d'un fleuriste, d'une épicerie, d'une boucherie... Là aussi : un retour aux sources. À la recherche d'un autre bonheur près du pré.

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