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Loire-Atlantique : des serviettes hygiéniques en libre-service dans six collèges à la rentrée

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Par , France Bleu Loire Océan

Le conseil départemental lance une expérimentation pour lutter contre la précarité menstruelle : dès la rentrée 2020, six collèges de Loire-Atlantique seront équipés de distributeurs de serviettes hygiéniques. Des kits de protections périodiques seront distribués aux élèves de 6e dès leur arrivée.

Lutter contre la précarité menstruelle, une priorité pour Philippe Grosvalet, président du conseil départemental Loire-Atlantique et Marie-Paule Gaillochet, conseillère chargée de l'égalité.
Lutter contre la précarité menstruelle, une priorité pour Philippe Grosvalet, président du conseil départemental Loire-Atlantique et Marie-Paule Gaillochet, conseillère chargée de l'égalité. © Radio France - Fanny Ohier

A cinq jours de la Journée internationale des droits des femmes, le conseil départemental de Loire-Atlantique annonce le lancement d'une expérimentation. Dès la rentrée prochaine, six collèges du département (Stendhal et Rosa Parks à Nantes, Bellevue à Guémené-Penfao, Pierre-Abélard à Vallet, Louise-Michel à Paimboeuf, Pierre-Norange à Saint-Nazaire) seront équipés de distributeurs de serviettes hygiéniques gratuits et chaque élève de sixième se verra remettre un "kit premières règles" dès son arrivée dans l'établissement. Soit une pochette avec un paquet de serviettes et des fascicules pédagogiques sur le fonctionnement du corps. Le but est à la fois de lutter activement contre la précarité menstruelle et d'informer les jeunes. Après une première évaluation du dispositif, le conseil départemental prévoit sa généralisation aux 140 collèges dont il a la charge, d'ici la rentrée suivante. Coût estimé de la mesure : 300.000 euros en 2021 ; soit dix fois plus que le budget de la mesure la première année dans les six collèges pilotes. 

Le département organise aussi une semaine de collecte de protections hygiéniques la dernière semaine d'avril, dans des supermarchés et des lieux publics. Une action organisée avec des associations partenaires, à qui les dons reviendront dans un premier temps avant qu'ils ne soient distribués aux femmes dans le besoin. A savoir que les plus touchées par ce type de précarité sont les femmes qui vivent à la rue, celles en situation de famille monoparentale, en précarité financière, les jeunes et les femmes migrantes. 

Au campus du Tertre à Nantes, la lutte contre la précarité menstruelle étudiante s'organise 

Les étudiantes sont parmi les plus touchées par la précarité menstruelle. Il faut compter en moyenne 15 euros par mois en tampons, serviettes hygiéniques et protèges-slips. Plus, s'ils sont bio. Des dépenses non négligeables dans le budget mensuel d'une étudiante. Alors en novembre dernier, Hannah a lancé l'idée d'une "boîte à dons" qu'elle a mise en place avec l'université. Le principe est simple : dans les toilettes principales de la fac de droit, les étudiantes ont à libre disposition une boîte où s'entassent tampons et serviettes hygiéniques. Certaines la remplissent ; d'autres la vident selon leurs besoins. Un système informel et solidaire d'échanges qui a aussi l'avantage d'être discret.

La boîte à dons est installée dans les toilettes principaux de la faculté de droit et de sciences politiques, campus du Tertre à Nantes.
La boîte à dons est installée dans les toilettes principaux de la faculté de droit et de sciences politiques, campus du Tertre à Nantes. - Hannah

Hannah explique que l'idée lui est venue parce que l'année dernière, elle manquait parfois les cours pour éviter d'acheter des protections hygiéniques. "On ne devrait pas avoir à faire ce choix !" 

C'est vraiment difficile pour certaines d'entre nous : on doit faire un choix entre manger et se protéger... entre étudier ou rester chez nous par peur de tâcher quelque chose ! — Hannah, étudiante 

Pour les aider aussi, l'épicerie solidaire "SurpreNantes" lance une distribution gratuite de tampons et de serviettes sur le campus du Tertre à partir du 10 mars. Ouverte à toutes les étudiantes. Une distribution sera organisée par semaine, à heure fixe encore non déterminée.  

Chaque année en France, 1,7 millions de femmes ont des difficultés à se procurer des protections hygiéniques tous les mois.

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