Société

Loire Atlantique : la commune de Sion-les-Mines cherche désespérément un médecin

Par Grégory Jullian, France Bleu Loire Océan samedi 16 septembre 2017 à 14:09

© Maxppp -

La commune Sion-les-Mines près de Chateaubriant cherche un médecin. Celui installé depuis 2013 va partir. Le maire Bruno Debray peine à lui trouver un successeur. Une situation qui est loin d'être isolée en milieu rural.

Fin septembre, Sion-les-Mines n'aura plus de médecin. Installé dans la commune depuis 2013, le docteur Adrian Orha va retourner vivre chez lui en Roumanie pour raisons personnelles. Depuis cette annonce, le maire se démène pour lui trouver un remplaçant. "Nous avons sollicité le syndicat national des jeunes médecins généralistes. Des dizaines de coups de fils mais aucne personne n'est intéressée" précise Bruno Debray. Pourtant, la commune est plutôt dynamique avec 1650 habitants et 200 enfants scolarisés. "Il y a un vrai potentiel. Ce n'est pas un problème de chiffre d'affaires. Les différents médecins de Sion-les-Mines ont toujours bien gagné leur vie" affirme Bruno Debray.

  - Maxppp
© Maxppp -

Sion-les-Mines entend faciliter l'installation du futur médecin

La commune de Sion-les-Mines est prête à aider le futur docteur de la commune. "Nous disposons d'un local que nous souhaitons mettre à sa disposition. Nous pouvons lui proposer un loyer très modéré les six premiers mois pour faciliter son installation" glisse le maire Bruno Debray. "Il peut même habiter dans les environs. A Derval, à Chateaubriant ou à Nantes. Il n'y a aucun problème" glisse le premier élu de la commune.

La crainte d'un désert médical

A Sion-les-Mines, l'inquiétude est grande. Sans médecin, le propriétaire de la pharmacie craint une baisse de son activité. Les habitants redoutent eux de devoir se déplacer dans les communes environnantes pour se faire soigner. Quant au maire, il estime que la campagne est une nouvelle fois délaissée. "L'état devrait obliger les jeunes médecins à venir exercer en début de carrière en milieu rural. Sinon, c'est la mort des petites communes. J'espère surtout qu'il n'y a aucun docteur au chômage en France" conclut Bruno Debray.