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Loire : les enfants se mobilisent pour défendre les arbres de l'école de Sainte-Foy-Saint-Sulpice

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

À Sainte-Foy-Saint-Sulpice dans la Loire, les enfants viennent de lancer une pétition contre l'abattage des arbres de l'école, soutenus par plusieurs parents et les deux enseignants. La mairie souhaite les couper pour refaire la cour et éviter que les racines n'endommagent les bâtiments.

Lilian, Joris et Alexis sont déterminés à défendre les arbres centenaires de la cour de l'école.
Lilian, Joris et Alexis sont déterminés à défendre les arbres centenaires de la cour de l'école. © Radio France - Noémie Philippot

Si vous passez par la boulangerie deSainte-Foy-Saint-Sulpice près de Boën-sur-Lignon, vous apercevrez peut-être une pétition déjà bien remplie sur le comptoir. L'en-tête : "Non à l'abattage des arbres. Sauvons les arbres de l'école." Elle vient d'être lancée par des enfants du village, soutenus par les parents et les deux enseignants. La mairie envisage de le couper et refaire la cour car les racines risquent de plus en plus de déstabiliser les bâtiments, en commençant par soulever le carrelage de la cantine.

"Celui-là c'est Patrick, après c'est Légolas, Gisèle, Jean-Paul, et après c'est Claudette" énumère Joris, 10 ans. Il a baptisé les cinq platanes presque centenaires pour montrer à quel point il y tient. Avec ses copains, il a lancé la pétition arguments à l'appuie pour les conseillers municipaux : "Je leur ai expliqué que si on les coupait, on n'aurait plus d'ombre dans la classe l'après-midi du coup ils seraient obligés soit de ne pas faire cours quand il fait trop chaud, soit d'installer une clim ce qui polluerait bien plus !"

Les enfants ont donné un prénom à chacun des cinq arbres.
Les enfants ont donné un prénom à chacun des cinq arbres. © Radio France - Noémie Philippot

Même si ça ne va pas tuer une vie humaine, je pense malgré tout qu'il ne faut pas les tuer

À ses côtés, Lilian et Alexis. Ils sont au collèges mais restent attachés aux arbres de leur ancienne école : "Ils ont toujours étaient là quand on y était, nos parents avant ... On pourrait couper des racines, aménager des choses, ils en ont pleins ça ne leur ferait rien !" énumère Lilian. Et Alexis d'ajouter : "Ce sont quand même nos doyens, même si ça ne va pas tuer une vie humaine, je pense malgré tout qu'il ne faut pas les tuer."

La mairie salue la mobilisation des enfants mais regrette le tag

Si la mairie salue la mobilisation des enfants, elle est refroidie par le tag qui a été tracé en peinture blanche sur la route : "Ne coupez pas les arbres de l'école." "Nous avions envisagé de refaire la cour de l'école à l'identique en enrobé et de replanter un ou deux arbres éventuellement au milieu de la cour mais dans des conditions techniques intéressantes pour ne pas retrouver ces problèmes de racines pendant au moins une quarantaine d'année" explique Gilles Ponvianne, le premier adjoint. "Apparemment il y a donc des critiques contre notre projet. On n'est pas fermé à la discussion, on est simplement amers d'avoir constaté que des inscriptions étaient marquées sur le domaine public. À la mairie officiellement, on a aucune demande de quiconque." 

Les racines des platanes font gondoler le sol de la cour. Certaines risquent même de soulever le carrelage de la cantine.
Les racines des platanes font gondoler le sol de la cour. Certaines risquent même de soulever le carrelage de la cantine. © Radio France - Noémie Philippot

L'équipe municipale se dit prête à débattre pour trouver des solutions qui pourraient satisfaire tout le monde. En attendant à la boulangerie du village de 550 habitants, la pétition a déjà récolté près de 90 signatures.

Le tag tracé sur la route génère quelques tentions avec la mairie qui regrette que les adultes opposés au projet ne soient pas venus en discuter auparavant.
Le tag tracé sur la route génère quelques tentions avec la mairie qui regrette que les adultes opposés au projet ne soient pas venus en discuter auparavant. © Radio France - Noémie Philippot
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