Société

Loire : les détenus s'entraînent aux entretiens d'embauche à la prison de la Talaudière

Par France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire samedi 7 octobre 2017 à 20:11

La maison d'arrêt de la Talaudière (Loire).
La maison d'arrêt de la Talaudière (Loire). © Radio France - A.L.

Dans le cadre de la 12e édition d'1 semaine pour 1 emploi, le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de la maison d'arrêt de la Talaudière (Loire) organisait cette semaine des entretiens pour permettre aux détenus de se confronter à la réalité du monde du travail.

La 12e édition de l'opération 1 semaine pour 1 emploi en Auvergne Rhône-Alpes se poursuit jusqu'au vendredi 13 octobre. Dans la Loire, une quarantaine de rendez vous, salons et forums pour l'emploi sont organisés et peuvent parfois déboucher sur des offres concrètes. Mais cet événement est aussi une occasion très spéciale de se projeter pour ceux qui s’apprêtent à sortir de prison.

Chaque année, le SPIP, le service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Loire organise à la maison d’arrêt de la Talaudière des entretiens blancs. Cela permet, dans une salle de la maison d'arrêt de mettre les détenus qui approchent du terme de leur peine face à des entreprises qui font de la réinsertion. Douze détenus ont ainsi pu répéter leur gammes en vue de leur sortie prochaine. L'une des entreprises présente était par exemple Envie Loire, une société stéphanoise qui recycle des appareils ménagers. "Nous on emploie les gens maximum 24 mois puisque nous sommes une entreprise d'insertion" précise Angélique de l'entreprise en début d'entretien.

Aujourd'hui, je suis moins pointilleux (un détenu)

Au plus tard, le détenu, sortira en février prochain. Dans sa tête, il a même fait quelques demandes : "J'avais pour but de changer de ville, avec un permis de poids lourds pour les transports en commun, je pourrai trouver du boulot dans plusieurs villes, mais ça n'a pas abouti" regrette-t-il. Si cela n'a pas abouti, c'est que sa vie le poursuit. S'il est détenu aujourd'hui, c'est à cause, justement d'une délinquance routière et de conduite sans permis. "Aujourd'hui je suis moins pointilleux, je cherche un travail et monter les échelons, plutôt dans le secteur de la logistique" explique-t-il. À sa sortie, il aura au moins une porte où aller frapper.