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Hommage à Samuel Paty dans l'Éducation nationale : "C'était touchant"

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Par , France Bleu Orléans

Même restreint, au point de refuser les médias dans les établissements scolaires, l'hommage à Samuel Paty dans le Loiret et le Loir-et-Cher a marqué les esprits des jeunes. Il faudra répondre à leurs questions, prévient la direction académique.

Hommage à Samuel Paty dans un collège ce lundi 2 novembre.
Hommage à Samuel Paty dans un collège ce lundi 2 novembre. © Maxppp - Laurent Theillet

L'hommage à Samuel Paty lundi 2 novembre a été restreint, la faute aux restrictions sanitaires et au plan vigipirate relevé à son plus haut niveau, l'urgence attentat. Au collège Pierre de Ronsard de Mer où France Bleu Orléans s'est rendu dans l'espoir d'assister à la minute de silence, les médias n'ont pas pu entrer. Même situation dans les établissements du Loiret. Par crainte d'un dérapage sous les yeux de la presse ? "Non" répond le préfet du Loir-et-Cher Yves Rousset. "Il se peut qu'il y ait des manifestations de diverses formes mais à ce moment-là, c'est à l'Education nationale de retravailler avec les jeunes (...) et d'avoir les réponses les plus adaptées possibles.

C'était touchant - Ayyoub, 15 ans

Ayyoub est en classe de seconde à Beaugency. Le lycéen raconte que la minute de silence a eu lieu dans les classes, pour éviter des regroupements dans la cour. "C'était touchant" dit Ayyoub, ému en pensant à Samuel Paty. "Il voulait juste transmettre le savoir. Il a été assassiné, comme ça. Il n'y a pas d'explication, je ne vois pas de raison." Adrien, 15 ans aussi, a du mal à mettre des mots sur l'assassinat du professeur des Yvelines. "C'est bizarre, d'entendre qu'un enseignant a été tué. Dans la classe, il n'y avait pas de bavardage, on écoutait le prof." En histoire-géographie, la classe d'Adrien a parlé de liberté d'expression. Un échange appelé à se répéter dans les mois à venir. 

Les interrogations des élèves... et celles des enseignants

Pour Sandrine Lair, directrice académique du Loir-et-Cher, le travail des enseignants dans les mois à venir va être de répondre aux interrogations des élèves. "On sait bien que la question n'est pas uniquement 'comment est-il mort' mais 'pourquoi.' C'est le travail des enseignants, autour de ce qui n'est plus une simple problématique, mais un assassinat." Mais il n'est pas toujours facile pour les enseignants de parler de la mort d'un collègue. "Il faut essayer de comprendre ce qu'il se passe, il y a un très gros travail. Moi,  je ne suis pas sûr de comprendre ce qu'il se passe" confie un professeur de collège, qui appelle à sortir de l'émotion et à avoir une feuille de travail commune dans tous les établissements scolaires. 

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