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Société

Loiret : Une trentaine de jeunes accueillis dans un centre d'accueil pour mineurs non accompagnés

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Par , France Bleu Orléans

Il s'est installé à Ouzouer-sur-Loire et a ouvert ses portes en septembre. Un centre qui fait aussi l'objet de nombreuses critiques.

Le centre pour mineurs isolés a ouvert en septembre.
Le centre pour mineurs isolés a ouvert en septembre. © Radio France - Manon Derdevet

Ouzouer-sur-Loire, France

Un centre d'accueil pour mineurs non accompagnés a ouvert ses portes en septembre dans le Loiret. Il s'est installé à Ouzouer-sur-Loire dans le Giennois près de Sully sur Loire. C'est l'association Imanis qui gère le centre où une trentaine de jeunes vivent actuellement. 

Cet ancien centre de colonies de vacances peut accueillir 40 personnes maximum. Dortoirs, cantine, buanderie ou espace de loisirs, le tout avec six personnes qui travaillent à temps plein sur le centre pour accompagner, surveiller ou faire à manger aux jeunes. 

Cette structure est prévue pour aider ces mineurs qui viennent d'arriver en France et leur donner la possibilité de suivre une formation. Auparavant ils vivaient pour beaucoup d'entre eux dans des hôtels à Orléans.

Les jeunes peuvent être jusqu'à 6 par chambre - Radio France
Les jeunes peuvent être jusqu'à 6 par chambre © Radio France - Manon Derdevet

Des jeunes qui demandent à étudier

Ils ont en moyenne 14 ans et arrivent de Côte d'Ivoire, de Guinée, du Maroc ou encore d'Albanie. Tous rêvent d'aller à l'école en France selon Jean Noël Guillaume, le directeur général de l'association Imanis, "ils souhaitent tous apprendre et on va les accompagner pour qu'ils puissent apprendre le plus rapidement possible. Nous sommes face à des jeunes qui ont traversé des dizaines de pays pour arriver à Orléans bien souvent seuls et qui nous prouvent chaque jour qu'ils sont très autonomes" explique-t-il. 

Les jeunes disposent d'un self dans lequel ils peuvent se préparer le petit-déjeuner - Radio France
Les jeunes disposent d'un self dans lequel ils peuvent se préparer le petit-déjeuner © Radio France - Manon Derdevet

Seulement six jeunes vont à l'école pour le moment. Les autres doivent attendre l'examen de leur dossier pour déterminer s'ils sont bien mineurs pour avoir le droit à une formation. Si certains trouvent le temps long, Jeannette 15 ans originaire d'Angola préfère voir les choses du bon côté, c'est la seule fille. "Ici c'est bien mais parfois je m'ennuie, j'ai des cours de français deux fois par semaine et l'après-midi on peut sortir pour se promener, s'amuser dehors, mais moi ce que je veux c'est aller à l'école" dit l'adolescente. 

Un centre d'accueil trop éloigné d'Orléans ?

Mais ce relogement ne plaît pas à tout le monde. Certains jugent ce centre trop éloigné d'Orléans. Il faut compter 50 kilomètres de trajet. Mais selon Marc Gaudet, président du Conseil départemental du Loiret c'est pour offrir un meilleur cadre de vie aux jeunes : "Quand on est jeunes et quand on est isolés, je préfère qu'on soit un peu à la campagne avec une équipe d'adultes qui les encadre plutôt que d'être confrontés à la vie de la métropole qui n'est pas toujours très drôle pour des enfants qui peuvent traîner le soir dans la rue" estime Marc Gaudet. 

Mais pour les professeurs du collège Etienne Dolet à Orléans, ce relogement met en danger la scolarité de certains jeunes. Ils ont écrit une lettre ouverte au conseil départemental pour contester ce déménagement. Cela oblige trois jeunes du collège à faire une heure de car aller et retour pour aller en cours. Une situation qui met en danger ces élèves qui sont "déracinés" selon eux. Les professeurs affirment que ce choix "met en danger leur scolarité et leurs efforts d'intégration". 

Des accusations fausses selon Romaric Guyon directeur petite enfance et famille au conseil départemental du Loiret. "Les mêmes personnes qui nous disent aujourd'hui que c'est scandaleux, nous disaient il y a quelques semaines que c'était scandaleux que ces jeunes soient à l'hôtel" répond-il. 

"Il faut donc faire des choix. Doit-on considérer qu'un jeune est mieux à l'hôtel, sans accompagnement, sans soutien parce qu'il est à 15 minutes à pied de son établissement scolaire ou est-ce qu'il vaut mieux qu'il soit dans une structure, accompagné et avec lequel on va travailler un projet, avec une heure de trajet comme d'autres Loirétains ?" expose Romaric Guyon.

Depuis sa création en septembre, 80 jeunes sont déjà passés par ce centre.

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