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Louise : le 100ème bébé de la maison de naissance expérimentale de Castres

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Par , France Bleu Occitanie
Castres, France

C'est une autre manière de donner naissance à un bébé. Louise est le dernier nourrisson qui a vu le jour dans la maison naissance de Castres. Un lieu qui n'est pas médicalisé. Une expérimentation quasi unique en France qui vise à être pérennisée.

Louise est née le 14 septembre à Doumaïa.
Louise est née le 14 septembre à Doumaïa. © Radio France - SM

Le 14 septembre une petite fille est née dans une des deux chambres de la maison de naissance de Castres, Doumaïa. Une maison de naissance lancée en mars 2017 comme sept autres maisons de naissance en France. Une expérimentation lancée par le ministère de la santé en 2015. 

Un accouchement serein et "comme à la maison", Jessica, maman de Louise.

La maison de naissance est située à 100 mètres de la maternité de Castres.
La maison de naissance est située à 100 mètres de la maternité de Castres. © Radio France - SM

Un suivi du début de la grossesse à l'accouchement 

Les maisons de naissance existent dans beaucoup de pays. C’est une alternative à la maternité. On y accouche sans médicalisation aucune. Ici pas de goutte-à-goutte ou d’électrodes, pas de péridurales. Deux sages-femmes sont en revanche présentes pour assister la maman lors de tout le travail. L’expérimentation de la maison de naissance tarnaise prévoit aussi un protocole très pointu avec la maternité de Castres qui se situe à 100 mètres de Doumaïa. En cas de fatigue maternelle, de douleurs trop fortes ou de tout autres signes inquiétants, la maman fini l’accouchement à la maternité. Dans les faits, un quart des accouchements environ se terminent par un transfert. 

Deux des sages-femmes de la Doumaïa dans une chambre de naissance.
Deux des sages-femmes de la Doumaïa dans une chambre de naissance. © Radio France - SM

Les mamans qui choisissent la maison le font pour avoir une prise en charge plus personnelle, peu médicalisée et dans le respect de leur intimité. Elles sont suivis par un binôme de sage-femme (deux à Castres et deux Albi). Quatre autres sages-femmes sont aussi adhérentes de la structure et viennent en renfort lors des accouchements. 

Reportage à Doumaïa : Sandrine Morin

Bilan au ministère 

Cette maison de naissance a été très longue à voir le jour. Le projet date de 1999. Le plus compliqué a été de trouver une structure juridique qui a pu être acceptée par les autorités de santé. Les sages-femmes libérales et les mamans sont adhérentes de l’association Doumaïa. Les professionnelles facturent leurs actes à la sécurité sociale. L’accouchement coûte le même pris à la sécu que dans un hôpital. Et surtout, les sages-femmes ont trouvé un assureur qui a bien voulu les prendre en charge ce qui représentait un des points les  plus épineux du dossier. 

Visite de la chambre de naissance avec Juliette Dassonville Leroy une des sages-femmes de Doumaïa.

Dans quelques semaines, le 3 octobre, les sages-femmes ont rendez-vous au ministère de la santé pour faire le point sur les maisons de naissance. L’idée c’est de faire le bilan de l’expérimentation mais surtout de la pérenniser au-delà de 2020. 

Louise avec ses parents Jessica et Mathieu.
Louise avec ses parents Jessica et Mathieu. © Radio France - SM
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