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Société
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Lubrizol : l'enquête de santé menée auprès de la population fait débat

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Une enquête de santé va être menée en mars 2020 auprès de la population, six mois après l’incendie à Lubrizol. Présentée lors d’un comité de transparence à la préfecture vendredi 25 octobre, elle fait déjà beaucoup réagir.

Le feu s'est déclaré vers 2 h 45 le jeudi 26 septembre.
Le feu s'est déclaré vers 2 h 45 le jeudi 26 septembre. © Radio France - Antoine Sabbagh

Rouen, France

La gestion de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen est sous le feu des critiques depuis les tout premiers instants et continue à faire débat. Au cœur des discussions cette fois-ci, l’enquête de santé qui va être menée auprès de la population.

Elle a été présentée vendredi 25 octobre 2019 lors d’un comité de transparence à la préfecture. L'objectif est « de mesurer les nuisances qui ont été vécues par les personnes exposées, les symptômes ressentis, l'impact sur la qualité de vie [...] et les conséquences psychosociales et la santé perçue », a expliqué Anne Laporte, directrice des régions de l'agence Santé publique France.

Il s’agira d’un questionnaire proposé à partir du mois mars 2020 à un échantillon de la population des 215 communes qui se sont retrouvées sous le panache de fumée le 26 septembre. Des prélèvements sanguins et d’urines pourraient ensuite avoir lieu ensuite, en fonction des résultats des analyses réalisées sur l’environnement.

Une enquête trop tardive

Des analyses en mars, six mois après l'incendie, ce sera bien trop tard estime Olivier Blond, président de l'association Respire. « _On ne verra plus les effets aiguës de la catastrophe_. On se prive d’informations essentielles pour comprendre les conséquences de l’incendie mais aussi pour savoir s’il y a des victimes et s’il faut les indemniser », explique-t-il. 

« La logique du gouvernement est de dire que c’est une campagne à très long terme mais ce n’est pas parce qu’on regarde les effets à long terme qu’on ne peut pas regarder l’aiguë aussi », ajoute le président de l'association Respire, qui envisage de porter plainte contre X. Ce devrait être le cas dans les prochains jours.

On a une proposition qui nous paraît en décalage avec ce qu’il faudrait pour s’assurer d’un suivi sanitaire de qualité de la population

La réaction est identique du côté d’Europe écologie les Verts et des élus écologistes de la Métropole qui ont rapidement publié un communiqué. Le secrétaire national d’EELV et conseiller métropolitain, David Cormand, ne comprend pas la méthode utilisée : « On a une proposition qui nous paraît en décalage avec ce qu’il faudrait pour s’assurer d’un suivi sanitaire de qualité de la population. »

Comme plusieurs élus, il regrette qu’il n’y ait pas eu la création d’un registre juste après l’incendie. « On aurait pu _faire appel aux médecins généralistes_, qui ont reçu de très nombreux habitants après la manifestation de symptômes, pour qu’ils remplissent un registre afin qu’on puisse, dès les premières semaines, effectuer des prises de sang. Cela aurait permis de s’assurer qu’il n’y a pas de conséquences sanitaires et que, s’il y en a, on les décèle suffisamment tôt pour les traiter de la meilleure des façons », précise-t-il.

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