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Société

Lysaidou et Malé, deux réfugiés maliens devenus cuisiniers à Vaiges

mardi 9 octobre 2018 à 19:35 Par Martin Cotta, France Bleu Mayenne

À l'heure où le secteur de l'hôtellerie-restauration manque cruellement de main d'oeuvre, le patron de l'Hôtel du Commerce de Vaiges a déjà depuis plusieurs mois recruté deux jeunes Maliens arrivés en 2016 en Mayenne. Des jeunes apprentis enthousiastes.

Lysaidou et Malé en cuisine à l'Hôtel du Commerce de Vaiges
Lysaidou et Malé en cuisine à l'Hôtel du Commerce de Vaiges © Radio France - Martin Cotta

Vaiges, France

Depuis l'année dernière, dans les cuisines de l'Hôtel du Commerce de Vaiges, deux jeunes Maliens travaillent en tant qu'apprentis avec Samuel Oger, le chef cuisinier. Ce dernier n'a pas hésité une seconde à recruter ces jeunes hommes, tous deux originaires du Mali et arrivés en 2016 en Mayenne. 

La belle histoire de Malé et Lysaidou

Mineurs isolés, majeurs embauchés

Au départ, Samuel Oger rencontre Malé, à peine majeur pour un poste en salle dans le restaurant. "On est tombé sur quelqu'un de très jovial, plein d'envie" raconte le patron de l'Hôtel du Commerce. "Du coup, lorsque j'ai voulu recruter pour la cuisine, j'ai demandé à Malé s'il ne connaissait pas quelqu'un susceptible de nous donner un coup de main en cuisine. C'est à ce moment-là qu'il m’a présenté Lysaidou" poursuit le Mayennais. C'est une belle histoire d'intégration dont le chef est fier. "Il faut transmettre, il faut intégrer" explique Samuel Oger. 

Depuis le mois de juin, Lysaidou enfile chaque jour son tablier pour apprendre la cuisine traditionnelle française. Il est apprenti, passé par le lycée hôtelier Haute-Follis de Laval en 2017. "C'est génial on apprend plein de choses. C'est une grande chance de travailler ici. La cuisine c'est ma passion, un rêve d'enfant. J'ai toujours voulu être cuisinier" sourit le jeune homme de 18 ans, arrivé en Mayenne alors qu'il était mineur et sans titre de séjour. L'autre rêve de Lysaidou, c'est d'ouvrir à terme son restaurant, et pourquoi pas avec son ami Malé.

50% des offres d'emplois non pourvues

En Mayenne, le taux de chômage est bas : 5,8% au 1er trimestre 2018. Et sur le terrain, des entreprises peinent à recruter. Dans le bâtiment et donc dans la restauration par exemple. Certains patrons n'hésitent plus à recruter des réfugiés, ou en afficher la volonté. C'est le cas de Bruno Lucas, président du Groupe Lucas spécialisé dans le gros oeuvre, les travaux de peintures et le traitement des façades. Une trentaine de postes chez lui sont à pourvoir. Pour pallier au manque de candidatures, des réfugiés auront la possibilité d'être recruté dans son entreprise en 2019. 

"Retrouver de l'attractivité et être capable de former"