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McDonald's de Dolus-d'Oléron : un accord signé après des années de bataille judiciaire

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Par , France Bleu La Rochelle

Le bras de fer se termine entre la mairie de Dolus-d'Oléron et le McDonald's de l'île. Le nouveau maire a signé, ce mardi 20 octobre, une convention qui met fin au contentieux qui durait depuis plusieurs années.

Le Mac Donald's d'Oléron
Le Mac Donald's d'Oléron © Maxppp - Jean-Christophe Sounalet

Il aura fallu plus de cinq ans, et surtout une nouvelle équipe municipale, pour clore le litige entre McDonald's et la ville de Dolus-d'Oléron. Ce mardi 20 octobre, le maire a signé un accord amiable entre le géant du fast-food et la mairie. 

"Un peu de souffle à nos finances communales", pour Thibault Brechkoff

L'accord a été voté lundi en conseil municipal, et signé ce mardi, après trois mois de négociations entre les avocats des deux parties. "Cette convention prévoit que, sur les 107 400 euros d'astreinte qu'a à payer la commune, la moitié, soit 53 700 euros dûs à MacDonald's, ne sera pas à payer. McDonald's nous fait grâce de ces 53 700 euros, en échange de quoi nous prenons l'engagement de cesser les procédures engagées", détaille le nouveau maire de Dolus-d'Oléron, Thibault Brechkoff, qui se félicite aussi d'avoir respecté l'un de ses engagements de campagne municipale [en juin dernier]. "Ces 53 700 euros en moins à payer donneront un peu de souffle à nos finances communales."

"On oublie les questions de fond", pour Grégory Gendre

De son côté, l'ancien maire de Dolus-d'Oléron, Grégory Gendre, regrette que l'on en oublie, selon lui, le cœur du débat. "Cet argument financier est agité comme un chiffon rouge, du coup les questions de fond (l'artificialisation des sols, les places de parking, les sens de circulation, l'infiltration des eaux, surtout après les épisodes climatiques qu'on vient de vivre), qui sont le vrai cœur du sujet, sont un peu mis de côté face à cet argument. C'est ce qu'on a essayé d'expliquer en conseil municipal, mais je pense qu'il y a aussi des choix politiques pour flatter une partie de l'électorat, donc ce type d'argument-là n'est pas forcément entendu." Désormais, il pense à écrire à la présidence de Mac Donald's France, "pour lui proposer de réfléchir collectivement à un nouveau modèle".

Mac Donald's se dit "heureux"

L'enseigne McDonald's a, de son côté, réagi dans un communiqué ce mardi soir : "Cet accord met un terme à une situation préjudiciable pour la commune, les habitants et les équipes du restaurant. Nous sommes heureux de nous concentrer désormais uniquement sur le service apporté aux Dolusiens, la continuité de notre soutien aux associations locales et la proposition d’opportunités de carrière aux jeunes de la commune. Notre ambition est ainsi de continuer à  faire du restaurant McDonald’s de Dolus d’Oléron un dynamiseur de l’activité locale, un débouché pour l’agriculture française et un lieu de convivialité ouvert à tous."

La fin d'un long bras de fer 

Pour rappel, la procédure judiciaire avait duré plus de cinq ans avant l'ouverture du McDonald's de Dolus-d'Oléron, en décembre dernier. 

Avant cela, en mars 2019, le tribunal administratif de Poitiers condamnait la ville à verser 107 400 euros répartis à 50% entre l'État et McDonald's. Ces 107 400 euros correspondaient aux 358 jours pendant lesquels la ville avait refusé de valider le permis de construire du bâtiment, à raison de 300 euros d'astreinte par jour.

Aujourd'hui, la ville de Dolus-d'Oléron doit cependant toujours l'autre moitié de l'amende, soit 53 700 euros, à l'État. Sur ce dossier, le maire actuel se dit "moins optimiste car ce n'est pas le même interlocuteur, là, il s'agit de l'État. Nous verrons bien", conclut Thibault Brechkoff.

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