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Machecoul : les riverains vent debout contre le projet de voile géante

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Plus de 200 personnes sont venues au pique-nique des opposants au projet de voile géante de Machecoul, selon les organisateurs. Ce dimanche, des points d'informations étaient mis à disposition par les riverains pour échanger autour cette installation.

Plus de 200 personnes étaient présentes pour manifester leur opposition au projet de l'entreprise Airseas. Plus de 200 personnes étaient présentes pour manifester leur opposition au projet de l'entreprise Airseas.
Plus de 200 personnes étaient présentes pour manifester leur opposition au projet de l'entreprise Airseas. © Radio France - Matthieu Bonhoure

Des bungalows, un mât de 35 mètres de haut et une voile d'une surface de 500 à 1.000 m2, attachée à ce dernier voici le projet de l'entreprise Airseas. Plus de 200 personnes (selon les organisateurs) sont venues à côté de cette parcelle ce dimanche pour montrer leur mécontentement. 

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Alors, les riverains et amoureux des marais s'opposent comme ils peuvent à cette installation validée par la mairie. "J'ai voté pour ce maire, il voulait défendre la nature, mais avec ce projet on ne comprend plus rien", souffle un Machecoulais. "C'est un passage en force", assure Benoît Estavoyer, un riverain installé dans le marais.

Chasseurs à la rescousse

La plupart ne sont pas contre ce projet, ils s'opposent à sa présence dans une zone Natura 2000. Cette classification européenne vise à  "protéger un certain nombre d’habitats et d’espèces représentatifs de la biodiversité européenne", comme indiqué sur le site de ce label. "Je n'ai pas le droit de faire construire une piscine, et eux ils auraient le droit de faire ça ?", s'emporte un habitant.

"Ils vont avoir du fil à retordre avec les chasseurs, une grande voile comme ça au-dessus de leurs têtes, ils ne vont pas aimer", lance Martine. Pour cette riveraine, il est hors de question ce projet aille au bout. "Ils vont tirer dans la voile, elle aura quelques trous comme ça", conclut-elle. 

Réunis devant la parcelle, le collectif explique les raisons de sa colère. © Radio France - Matthieu Bonhoure

Peur des inondations

Dans les marais, les chemins sont petits. C'est une des inquiétudes des opposants. Les maisons sont déjà inondées lors de certaines années pluvieuses, mais la régulation de l'eau est très instable. Avec des camions et des pelleteuses de plusieurs tonnes, le risque de voir un affaissement de certaines parties de terrain pose problème. 

Devant la parcelle de terrain où doit s'installer les futures expérimentations, une buse est affaissée, les opposants affirment que c'est la première pelleteuse qui a causé cela. Selon une partie des riverains, il s'agit d'une portion importante car elle permet de contenir beaucoup d'eau. "Il y a un gros risque d'inondation, si ça arrive on portera plainte contre la mairie et l'entreprise", affirme Benoît Estavoyer.

Plusieurs points d'informations permettaient de prendre connaissance du projet. © Radio France - Matthieu Bonhoure

Résister 

Devant une grille qui empêche l'accès à la parcelle, un cercueil en carton gît dans l'herbe. "On dépose chacun un roseau pour montrer que le marais est mort si le projet se fait", explique Florence. Cette femme est venue avec ses deux enfants. "Les marais c'est un peu la particularité de la Loire-Atlantique et de la Vendée, alors faudrait pas que ceci soient tués par des projets", précise Adam du haut de ses onze ans. 

Des roseaux à déposer dans un cercueil symbolique pour représenter la "mort du marais". © Radio France - Matthieu Bonhoure

Sous les barnums rouge, trois personnes jouent de la musique pour accompagner ce pique-nique. Certains en profitent pour signer une pétition, pendant que leurs voisins se servent un verre de Chardonnay au cubis. Dans cette bonne ambiance, ils sont nombreux à être inquiets pour la suite. Les nuits sont courtes, à l'affût d'un possible retour des camions. 

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