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Société DOSSIER : Mai-68

Mai-68 à Paris : le 1er mai, le gouvernement et la CGT sont à côté de la plaque, les "Forts des Halles" reçus à l'Élysée

mardi 1 mai 2018 à 3:34 - Mis à jour le mardi 1 mai 2018 à 8:52 Par Géraldine Houdayer et Thierry Boeuf, France Bleu Paris et France Bleu

Avec "Mai-68 à Paris", France Bleu raconte, 50 ans après, la révolte étudiante et ouvrière à Paris et la vie quotidienne de l'époque dans la capitale. En ce premier mai, Moustaki chante la révolution à venir. La CGT, qui défile à Paris, ne comprend pas bien les aspirations de la jeunesse.

Le traditionnel défilé du 1er mai, en 1968, avec des slogans pour la défense du peuple vietnamien.
Le traditionnel défilé du 1er mai, en 1968, avec des slogans pour la défense du peuple vietnamien. © AFP

Le premier mai 1968, une rumeur circule dans les rues de Paris : elle dit qu'on peut être heureux. Mais  pour l’heure, l'actualité, c’est un Général et des ministres qui ne saisissent pas bien les lendemains prometteurs qui chanteront sous le soleil. 

>> La chronique du jour :

Georges Moustaki, lui, l’a compris mieux que personne, et "Sans la nommer", il chante la révolution des jours à venir.

La CGT à côté de la plaque 

En attendant la glorieuse explosion, c’est le premier mai. Le cortège qui va de la République à la Bastille, le muguet, la CGT, et son secrétaire, Georges Seguy, qui comme le gouvernement, est à côté de la plaque, et ne perçoit pas bien les aspirations de la jeunesse

Les "Forts des Halles" reçus par le Général de Gaulle et Tante Yvonne à l'Élysée 

C'est relâche en ce premier mai : popote, métro, dodo, mégots... Les Parisiens font leurs courses dans les fameux magasins Félix Potin, ou aux Halles de l'époque, dans le "Ventre de Paris". Mais plus pour longtemps, car l’État a décidé la fin des Halles pour une installation moderne à Rungis.

Traditionnellement, pour la fête du premier mai, le Général de Gaulle et Tante Yvonne reçoivent à l’Elysée les "Forts des Halles", ces manutentionnaires qui transportent les marchandises de l'extérieur vers l'intérieur des pavillons des Halles. La Miss du premier arrondissement de Paris est également reçue à l'Elysée ce jour-là. 

Le jeune Jean-Pierre Elkabbach présente le journal à la radio 

Sur France Inter, le jeune journaliste Jean-Pierre Elkabbach présente le journal. Il fait pleurer dans les chaumières avec ce reportage sur la chorale des gosses de Paris, qui reprennent la chanson de la très populaire série télévisée de la première chaîne en noir et blanc, "Belle et Sebastien".