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Société DOSSIER : Mai-68

Mai-68 à Paris : le 30 mai, une marée gaulliste sur les Champs-Élysées et les stations essence réapprovisionnées

mercredi 30 mai 2018 à 3:35 - Mis à jour le mercredi 30 mai 2018 à 11:30 Par Géraldine Houdayer et Thierry Boeuf, France Bleu Paris et France Bleu

Avec "Mai-68 à Paris", France Bleu raconte, 50 ans après, la révolte étudiante et ouvrière et la vie quotidienne de l'époque dans la capitale. Le 30 mai, 500.000 à un million de personnes manifestent sur les Champs-Élysées en soutien au général De Gaulle. Un défilé qui amorce la fin des événements.

Le 30 mai 1968, les manifestants gaullistes défilent sur les Champs-Élysées.
Le 30 mai 1968, les manifestants gaullistes défilent sur les Champs-Élysées. © AFP - Marc Garanger/Aurimages

Le 30 mai 1968, De Gaulle est rentré à Paris, au Palais de l’Elysée, rue du Faubourg Saint-Honoré. Le général déjeune seul. Il convoque son Premier ministre Georges Pompidou, et l’avertit de son allocution radiodiffusée imminente. À 16h30, les Parisiens se massent autour des postes et des transistors radio. Tel un boxeur, De Gaulle met K.O les événements de Mai-68 en seulement 2 minutes 40. Il annonce qu'il reste à son poste, dissout l'Assemblée nationale, maintient son Premier ministre Georges Pompidou, et reporte le référendum.

La chronique du jour : 

Des comités pro de Gaulle à l'Assemblée 

Phrases courtes, répliques cinglantes, le président de la République renverse la situation. Il dit en substance aux Français : "C’est moi ou les communistes !" La réaction la plus vive vient de François Mitterrand.

Ce 30 mai, à l’Assemblée nationale, les députés gaullistes sortent les écharpes tricolores et rejoignent les comités pro de Gaulle. 500.000, peut-être un million de Parisiens défilent sur les Champs-Élysées. Les slogans du mois de mai, comme "Faites l’amour pas la guerre" ou "Sous les pavés la plage", sont remplacés par "Cohn-Bendit le rouquin à Pékin", ou "Les cocos aux poteaux". Michel Debré, l'ancien Premier ministre du général est en tête du cortège. Il pavoise, un brin cynique.

Les stations-essence réapprovisionnées

De Gaulle a gagné la partie : le lendemain, c’est le début du week-end, les stations-essence seront réapprovisionnées, et le lundi, les Parisiens reprendront doucement le chemin des écoliers. 

Et puis ce 30 mai, une nouvelle est passée complètement inaperçue : c’est la fin du tournoi de Roland-Garros. Pour la première fois en 1968, les primes aux champions remplacent les bons d’achat. En 1968, le vainqueur du tournoi gagne 3.000 francs, contre deux millions d’euros en 2018.

Le joueur de tennis australien Ken Rosewall (à droite) a remporté le tournoi de Roland-Garros en 1968.  - AFP
Le joueur de tennis australien Ken Rosewall (à droite) a remporté le tournoi de Roland-Garros en 1968. © AFP -